Environ 200 étudiants ont bloqué ce matin l'accès aux bureaux du ministère de l'Éducation, rue Fullum, à Montréal. Ils manifestaient contre la hausse des droits de scolarité annoncée par le gouvernement Charest.

Isabelle Audet LA PRESSE

Sans préavis, le groupe de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante s'est posté devant les portes des bureaux du ministère, dès 8h30.

Malgré quelques bousculades entre policiers et manifestants, l'événement s'est déroulé dans le calme. Les jeunes espéraient une rencontre avec la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp.

Québec a annoncé au printemps dernier une hausse des droits de scolarité, à l'université, de 325 $ par année pendant cinq ans. Une hausse de 75%, qui porte le coût d'une année d'études à 3793 $ en 2016.

Outrés, les étudiants durcissent le ton.  «Cette action envoie un message très clair au gouvernement: il doit reculer sur sa hausse des frais de scolarité d'ici un mois, parce que ce qui l'attend, c'est une grève générale des étudiants», a avisé Gabriel Nadeau-Dubois, l'un des porte-parole du groupe.

Des dizaines d'employés du ministère se sont donc heurtés à des portes closes. «Je n'ai pas pu rentrer. Je comprends la cause des étudiants universitaires, mais j'ai fait une heure de route pour me rendre ici avec un temps pas très beau...» a déclaré, déçue, une conseillère pédagogique qui devait assister à une réunion ce vendredi matin.