McGill vient une fois de plus d'être reconnue comme l'une des meilleures universités du monde, mais sa place au palmarès pourrait être compromise en raison du sous-financement des institutions québécoises, craint la principale de l'établissement, Heather Munroe-Blum.

Daphné Cameron LA PRESSE

L'Université McGill figure au 19e rang du prestigieux palmarès mondial des universités de la firme britannique QS. Le 7e classement du genre a été publié hier soir. L'an dernier, l'université montréalaise s'était classée au 18e rang. «C'est une excellente nouvelle! Depuis 200 ans, McGill s'efforce de maintenir une tradition d'excellence, a indiqué hier Mme Munroe-Blum. Mais ces gains sont fragiles. Notre réseau est le plus sous-financé du Canada et de l'Amérique du Nord, ce qui compromet la qualité de l'éducation.»

La firme QS a évalué 600 établissements de partout dans le monde et a réalisé un classement à partir des 400 universités jugées les plus performantes. Six critères ont été évalués: la réputation sur le plan des études, la réputation accordée par les employeurs, le taux de professeurs provenant de l'étranger, le taux d'étudiants étrangers, le nombre d'étudiants pour un professeur et le nombre d'articles de membres du corps professoral dans des publications scientifiques.

En tout, 10 universités canadiennes se sont classées parmi les 200 premières. Aucune n'a amélioré ses résultats par rapport à l'an dernier. Au Québec, l'Université de Montréal arrive au 136e rang, alors qu'elle occupait le 107e en 2009. L'Université Laval est quant à elle passée de la 258e à la 271e position. L'Université Concordia et l'Université du Québec à Montréal ne sont pas parvenues à se classer parmi les 400 meilleures.