Les insurgés talibans ont frappé avec force, dimanche, alors qu'un soldat canadien a été tué et quatre autres blessés lors de l'explosion d'une bombe le long d'une route au nord de Kandahar, en Afghanistan. Cet incident est le deuxième du genre en une semaine.

Mis à jour le 8 mars 2009
Murray Brewster LA PRESSE CANADIENNE

L'attentat qui a coûté la vie au cavalier Marc Diab, âgé de 22 ans, est survenu dans le district de Shah Wali Kot,

région montagneuse connue pour être un point de passage des combattants talibans.

Les troupes canadiennes ont subi ces pertes un jour après avoir lancé, avec des unités américaines, une audacieuse attaque aéroportée - sans blessure - contre un présumé centre de commande et de ravitaillement des talibans dans le secteur ouest de la province de Kandahar.

Le véhicule blindé dans lequel se trouvait le soldat Diab a été touché par une explosion vers 13h15, heure locale, à proximité d'un poste avancé canadien protégeant le barrage Dahla, érigé dans le cadre de l'un des projets de reconstruction canadiens sur le sol afghan.

Le brigadier-général Jonathan Vance, commandant des troupes canadiennes en Afghanistan, a rendu hommage au soldat Diab, affirmant que le jeune militaire était mort «à la poursuite d'un noble objectif», soit le désir de transformer «un pays instable et pauvre en nation protégée et autosuffisante».

Les quatre soldats blessés se trouvaient dans un état stable, dimanche. Ils seront tous évacués vers un hôpital militaire américain en Allemagne pour y recevoir des soins plus importants.

Le premier ministre Stephen Harper a transmis ses condoléances à la famille et aux proches du soldat Diab, en plus de souhaiter un prompt rétablissement aux militaires blessés.

«Le soldat Marc Diab a donné sa vie au service de son pays. Son exemple témoigne de la bravoure et du dévouement indéfectible dont font preuve les membres des Forces canadiennes qui participent à cette mission», a-t-il déclaré dans un communiqué.

La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, s'est quant à elle dit attristée d'apprendre le décès du cavalier Diab et les blessures causées aux quatre autres soldats.

«Malgré des dangers de violence omniprésents et les risques inhérents à la tâche qui leur est confiée, les membres des Forces canadiennes continuent à servir les intérêts de la justice dans un pays où règnent la violence et le chaos», a affirmé Mme Jean.

«Ils croient au droit du peuple afghan de vivre dans la dignité et à l'abri de la peur, libertés que nous tenons trop souvent pour acquises et qui sont très chères payées», a-t-elle ajouté.

Marc Diab, du régiment des Royal Canadians Dragoons, basé à Petawawa, en Ontario, est le 112e militaire canadien à périr en Afghanistan depuis 2002.