Après une intrusion de manifestants dans le Salon Plan Nord du gouvernement, des blocs d'émeutiers et des groupes de policiers anti-émeute ont joué au jeu du chat pendant plusieurs heures.

Mis à jour le 21 avr. 2012
Philippe Teisceira-Lessard et Émilie Bilodeau LA PRESSE

La police a procédé à 17 arrestations, et six personnes ont été blessées, dont quatre policiers. Ce sont toutes des blessures mineures.

>>>>La manifestation en photos

Chaque rencontre donnait lieu à des affrontements violents. Des dizaines, peut-être des centaines de roches et de morceaux de pavés ont été lancées contre les forces de l'ordre. De leur côté, les policiers ont répliqué avec plusieurs bombes assourdissantes et capsules de gaz lacrymogène.

Intrusion au Salon Plan Nord

Les débordements ont commencé vers 12 h 30, alors que les manifestants ont réussi à pénétrer dans le palais des congrès par une entrée de stationnement, puis une porte de service.

Une centaine de personnes se sont ainsi retrouvées très près du salon en tant que tel, sans jamais toutefois atteindre les exposants.

Le ministre Laurent Lessard, responsable des Affaires municipales, a observé les affrontements entre policiers et manifestants qui se déroulaient à l'intérieur du Palais des congrès. «C'est dégueulasse!», s'est-il limité à dire.

Après des affrontements violents, les manifestants ont été repoussés à l'extérieur du Palais des congrès.



Désolation au centre-ville

Par la suite, les rixes se sont multipliées aux abords du Palais des Congrès. À plusieurs reprises, les manifestants ont dirigé leur marche vers le Salon Plan Nord, pour ensuite s'en éloigner, repoussés par des policiers. Ce petit jeu s'est répété tout l'après-midi.

Les vitres de plusieurs commerces ont été brisées. Le centre de commerce mondial et le Palais des Congrès lui-même ont été particulièrement visés.

Au cours de l'après-midi, des manifestants ont érigé quelques barricades avec des tables, des chaises et d'autres morceaux de mobilier urbain pour ralentir la progression des policiers.