La Ville de Toronto est sur le point d'adopter le Bixi, et la mise en place du système de vélo en libre-service ne lui coûtera pas un rond.

Mis à jour le 14 avr. 2010
Martin Croteau LA PRESSE

Le conseil municipal de la ville reine se prononcera bientôt sur une entente de principe conclue avec la filiale de Stationnement de Montréal. L'entreprise reste toujours discrète sur ses transactions - elle n'a toujours pas publié les résultats financiers de sa première année à Montréal - mais les documents soumis aux élus de Toronto nous en apprennent davantage sur la manière dont elle vend son système à l'étranger.

Ainsi l'entente préliminaire, d'une durée de 10 ans, prévoit que Bixi investira la totalité des 4,8 millions requis pour déployer un réseau de 80 stations et de 1000 vélos en libre-service. L'entreprise paiera aussi 1,3 million par année pour absorber les frais d'opération.

Toronto n'investira pas un sou, à moins que le système soit anormalement éprouvé par les vols et le vandalisme. Elle ne fait que cautionner le prêt initial de 4,8 millions.

L'investissement initial de la compagnie sera remboursé par les frais d'usagers et par la vente de publicités. Les surplus seront partagés à parts égales entre la Ville et Bixi.

«Notre climat hivernal n'est pas aussi rigoureux que celui de Montréal, a indiqué à La Presse Daniel Egan, qui dirige la division des infrastructures cyclistes à Toronto. Nous cherchons à garder le système en place pendant l'hiver.»

Si le conseil municipal adopte le contrat avec Bixi, la Ville de Toronto organisera en juin une vaste promotion pour mousser le programme auprès d'éventuels utilisateurs et annonceurs.

Bixi n'a pas voulu commenter l'entente conclue avec la Ville de Toronto, puisqu'elle n'a pas encore été avalisée par le conseil municipal. Le système de vélo en libre-service est déjà implanté à Londres et à Boston. En janvier, la société qui appartient à la Ville de Montréal a annoncé avoir conclu des ententes avec Melbourne en Australie et avec Minneapolis, dans le Minnesota.

«Chaque contrat est différent, a indiqué la porte-parole de l'entreprise, Bérangère Thériault. On s'adapte aux demandes des villes. Nous ne pouvons pas commenter sur ce contrat en particulier.»