Raymond Chabot Grant Thorton

Les 3 grands enjeux de nos PME québécoises

Selon un récent sondage Raymond Chabot Grant Thornton, réalisé par Léger auprès de 300 dirigeants de PME québécoises, les défis à l'ère numérique sont majeurs et ceux qui sauront s'adapter, innover et attirer les meilleurs talents pourront tirer leur épingle du jeu. Faits saillants.

S'adapter et innover

S'adapter, c'est faire face non seulement aux changements du marché, mais aussi à la mondialisation. C'est ajuster sa stratégie d'affaires et diversifier ses produits et services afin de maintenir - ou, mieux, d'augmenter - ses parts de marché et ses profits dans un environnement toujours plus concurrentiel. Et 71 % des petites et moyennes entreprises (PME) québécoises affirment que cette compétitivité accrue représente un défi pour elles.

Pour y arriver, les entreprises ont été actives au cours des deux dernières années, considérant que 62 % d'entre elles ont réalisé des opérations de développement. Entre autres, 37 % ont diversifié leurs produits et services, 31 % ont créé des partenariats stratégiques et 27 % ont pénétré un nouveau marché.

N'oublions pas l'innovation. Bien que 65 % des PME québécoises se considèrent comme étant innovantes, 41 % reconnaissent ne pas avoir les ressources financières pour investir dans l'innovation et 51 % se disent mal informées quant aux ressources financières disponibles à cet effet.

Finalement, 60 % des entreprises accordent un budget annuel à la recherche et au développement (R&D). La moitié d'entre elles affirment dépenser 4 % ou plus de leur chiffre d'affaires pour la R&D, une bonne nouvelle dans un contexte de mondialisation où les entreprises québécoises doivent se renouveler pour maintenir leur compétitivité.

S'entourer des meilleurs talents

Sans surprise, le problème de la main-d'oeuvre est cité d'emblée par 57 % des dirigeants, confirmant qu'il s'agit là du plus gros défi pressenti pour les trois prochaines années au sein des PME. Le recrutement du personnel est la difficulté la plus évidente (48 %), suivi de sa rétention (23 %), bien que les entreprises continuent d'investir dans la formation et le développement des talents (83 %).

 « Dans le contexte de pénurie de main-d'oeuvre déjà amorcée, les entreprises d'ici devront trouver des solutions créatives pour pallier ce manque. Une des voies envisageables est de recruter des talents spécialisés à l'extérieur du pays », affirme Marc Audet, président de AURAY Sourcing, firme spécialisée dans le domaine du recrutement international.

Prendre le virage numérique

La transformation numérique affecte les entreprises, tous secteurs et toutes tailles confondues. Pourtant, dans la dernière année, 57 % d'entre elles n'ont pas investi à ce chapitre.

« Les prochaines années seront critiques : les entreprises qui tardent à prendre le virage risquent d'être moins compétitives et de freiner leur développement », prévient Emilio Imbriglio, président et chef de la direction de Raymond Chabot Grant Thornton. 

À l'ère du Big Data, les PME manquent de ressources pour exploiter leurs données 

Pour 51 % des entreprises, l'accélération du traitement de l'information est un enjeu. Seulement 12 % affirment exploiter optimalement toutes leurs données d'entreprise et 65 % indiquent qu'elles n'ont pas toutes les ressources à disposition, notamment à cause du manque de main-d'oeuvre spécialisée. Évidemment, avec cette accélération soutenue, la sécurité des données clients et l'augmentation de la robustesse des systèmes informatiques deviennent dès lors des défis importants (43 % et 35 % respectivement).

L'intelligence artificielle à ses débuts

Alors que le Québec devient une plaque tournante de l'intelligence artificielle (IA), une entreprise sur dix a déjà implanté cette technologie (6 %) ou prévoit le faire (5 %), généralement du côté des opérations (67 %), du marketing (26 %) ou de la comptabilité (25 %). Le sondage montre clairement que la province n'en est qu'à ses premiers balbutiements. « Les entreprises de toute taille peuvent dès maintenant bénéficier de l'IA pour optimiser leurs processus », indique Éric Nguyen, directeur principal de la division Intelligence artificielle et analytique avancée chez Raymond Chabot Grant Thornton, qui souhaite démocratiser l'utilisation de cette technologie dans les PME québécoises.

La responsabilité sociale : partie intégrante de la stratégie d'affaires

Le sondage a également révélé l'importance grandissante accordée aux pratiques commerciales éthiques : la très grande majorité des PME (90 %) jugent important de faire affaire avec des fournisseurs socialement responsables.

Notamment, l'environnement est de plus en plus au coeur des préoccupations. Dans les cinq dernières années, 42 % des entreprises se sont dotées d'une politique environnementale et 53 % ont agi pour réduire leur empreinte écologique et les émissions de dioxyde de carbone (CO2), tandis que 71 % et 83 % ont institué des façons de faire afin d'utiliser respectivement moins de plastique et de papier.

Pour accéder aux résultats du sondage : www.rcgt.com

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