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Pur Vodka : se réinventer en pleine pandémie

Nicolas Duvernois, président fondateur de Pur Vodka...

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Nicolas Duvernois, président fondateur de Pur Vodka

En janvier et février derniers, Pur Vodka était en pleine production et s'apprêtait à dévoiler de nouveaux produits, après plus d'un an de développement. L'entreprise préparait son plan de commercialisation à l'international et réservait ses billets d'avion pour des salons à l'étranger. Puis la pandémie s'est installée. Voici comment une simple idée née d'un texto, renforcée par l'expertise d'un comptable professionnel agréé (CPA), a amené la marque à se lancer dans la vente de désinfectant à mains pour participer à l'effort sanitaire.

Conséquences des fermetures

Pour de nombreux commerces et services, les fermetures annoncées en mars ont eu des conséquences désastreuses. D'autres ont fait des affaires d'or. « Nous, on était quelque part entre les deux », confie Nicolas Duvernois, président fondateur de Pur Vodka. Devant l'incertitude, l'entreprise ne pouvait plus compter sur le milieu de la restauration - représentant de 12 à 15 % de ses revenus au Québec - ni sur les festivals ou les grands rassemblements. Heureusement, les succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ) ont maintenu leurs activités, même avec des heures d'ouverture réduites.

Une idée pour répondre à la crise

C'est un échange de textos entre Nicolas Duvernois et le directeur de la division Finances et opérations de Pur Vodka, le CPA Pier-Alexandre Corriveau-Larochelle, qui est à l'origine du virage surprenant de l'entreprise. Tous deux voyaient leurs partenaires en restauration et dans les succursales de la SAQ, ainsi que des proches à l'oeuvre dans les milieux alimentaire et hospitalier, s'inquiéter du manque de protection au travail. « Notre intention, c'était de répondre à une crise sans précédent en l'attaquant de front », ajoute Nicolas Duvernois.

Contrôler l'incontrôlable

Or, l'idée était-elle réaliste ? Combien de temps fallait-il pour la concrétiser dans le monde réel ? Quels fonds allaient être nécessaires ? Quelles allaient être les répercussions possibles sur la production de spiritueux ? Le duo a travaillé en symbiose, ce qui a démontré la viabilité de l'aventure aux partenaires et employés. « Tout le monde connaissait quelqu'un qui avait besoin de ce produit-là, raconte Nicolas Duvernois. Alors qu'il y avait tellement de choses qu'on ne contrôlait pas, une mission comme ça, ça a donné des ailes à notre équipe. »

Comme démarrer une nouvelle entreprise

Confiant de l'avance gagnée en début d'année avec la production de spiritueux, Pur Vodka s'est lancée à fond dans cette nouvelle aventure. Et comme dans n'importe quelle entreprise en démarrage, les flux de trésorerie représentaient un important défi. « Ça demandait des investissements, mais il y aurait un délai avant d'être payé; il a fallu présenter des projections à nos partenaires financiers et démontrer que le modèle était viable avant même d'avoir conclu notre première vente », résume Pier-Alexandre Corriveau-Larochelle.

Préparer l'avenir

De son propre aveu, Nicolas Duvernois a une profonde aversion des chiffres. « C'est pour ça que Pier-Alexandre me complète bien : il amène une sécurité, une prévisibilité aux chiffres pour préparer l'avenir des mois d'avance », confie l'entrepreneur. Un exemple précis : c'est grâce au CPA que l'entreprise sait qu'il faut commander de l'alcool à la mi-novembre pour être prête pour la mi-mars (en tenant compte des délais de production et d'approvisionnement) et qu'elle doit s'assurer d'avoir les liquidités nécessaires. « Sans notre CPA, on serait souvent en rupture de stock ! » s'exclame le président fondateur.

Les leçons de la pandémie

Nicolas Duvernois et Pier-Alexandre Corriveau-Larochelle sortent de l'aventure satisfaits mais épuisés. « Ça a demandé beaucoup de travail, mais on entame l'automne en bonne santé financière et en bonne santé mentale », affirme Nicolas Duvernois. « Ce que la pandémie nous a enseigné, c'est de demeurer alerte aux signaux. Un événement à l'autre bout du monde peut avoir des répercussions jusqu'ici », renchérit Pier-Alexandre Corriveau-Larochelle.

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