Il existe des assurances-voyages qui couvrent le risque d’attraper la COVID-19, mais comme toujours, il faut regarder tous les détails avant de se précipiter pour faire ses bagages.

Marie Tison Marie Tison
La Presse

C’est ainsi que la Croix Bleue du Québec couvre ce risque, mais uniquement en ce qui concerne le volet médical. Pour le volet annulation ou interruption de voyage, c’est une autre histoire. L’entreprise indique que lorsqu’il est question d’annulation ou d’interruption, elle ne couvre pas les situations qui étaient connues au moment de l’achat du contrat d’assurance ou de la réservation du voyage. Or, la Croix Bleue estime que la pandémie de COVID-19 est connue depuis le 12 mars 2020.

Il y a une autre condition importante : il ne faut pas avoir de symptômes avant de partir. D’ailleurs, la Croix-Bleue continue de recommander fortement d’éviter tout voyage non essentiel hors de la province.

« Compte tenu de l’ampleur de la crise et de la disponibilité réduite des ressources médicales à travers le monde [...], notre service d’assistance est très limité dans les moyens de venir en aide aux personnes en situation d’urgence à l’étranger, fait savoir l’entreprise sur son site internet. Par exemple, en cas d’urgence médicale, notre service pourrait avoir beaucoup de difficulté à vous trouver un lit dans un hôpital ou à planifier un rapatriement médicalisé d’urgence. »

Medipac, une assurance recommandée par la Légion royale canadienne et l’Association canadienne des snowbirds, offre une assurance-voyage qui couvre la COVID-19, mais encore ici, on ne couvre pas les états préexistants. Donc, il ne faut pas avoir de symptômes avant de partir. Et Medipac rappelle qu’elle offre une assurance pour les soins médicaux d’urgence uniquement. Donc, on n’y trouve aucune assurance pour l’annulation ou l’interruption de vacances.