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Prendre un taxi à l'étranger

Vous êtes à Marrakech. Après une superbe journée dans la médina, vous prenez un... (PHOTO THINKSTOCK)

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Vous êtes à Marrakech. Après une superbe journée dans la médina, vous prenez un taxi et le compteur affiche un supplément surprenant. Vous demandez des explications, n'y comprenez rien. Ça y est, vous venez de vous faire escroquer par un véreux chauffeur qui a déduit que vous étiez un touriste, certainement à cause des deux tapis que vous avez roulés sous votre bras.

Bonne déduction.

Celle du chauffeur, pas la vôtre. Car il y a bel et bien des frais supplémentaires pour les déplacements de soir dans les taxis marocains.

Prendre un taxi peut sembler être la chose la plus simple du monde: vous attrapez une voiture, donnez l'adresse et payez une fois rendu à destination. Ce n'est pas toujours si simple...

On connaît déjà peu les règlements des taxis chez nous, à l'étranger, avec le stress du voyage, parfois la fatigue et la barrière de la langue, les choses peuvent se compliquer. Par exemple, il ne faut pas que vous piquiez une sainte colère si tous les taxis que vous hélez à Tokyo vous filent sous le nez: au Japon, le voyant du taxi est vert lorsqu'il est occupé et rouge lorsqu'il est libre. Il fallait le savoir...

Comment s'y retrouver?

Avant de partir, si vous comptez vous déplacer en taxi, lisez la section « informations pratiques-transport » de votre guide, celle que l'on saute systématiquement.

Vous n'avez pas de guide? Prenez une minute pour faire cette recherche dans un guide en ligne. Vous y retrouverez des informations fort utiles comme le prix de départ, à la prise en charge. Sur place, dans un taxi, si le compteur affiche le double au moment de partir, vous pourrez demander des explications à votre chauffeur.

Elles vous semblent douteuses?

Changez de véhicule.

Ces connaissances de base sur les pratiques en matière de taxi vous éviteront de mauvaises surprises. Il est courant, dans de nombreux pays, qu'une voiture prenne plusieurs clients pendant une même course. Si vous ne parlez pas la langue du chauffeur, qu'il s'arrête pour prendre un étranger en route, vous risquez d'être perturbé. En Afrique du Sud, si vous voulez un taxi privé, vous êtes mieux de le réserver par téléphone, sinon vous devrez vous contenter de ces taxis partagés ou opter pour un autre moyen de transport collectif.

Conseils de base

  1. Reconnaissez le taxi

    L'aéroport est l'endroit où il est le plus facile de trouver un taxi, car le stand officiel est généralement bien indiqué. Un employé sera probablement sur place pour vous donner une idée du prix que coûtera votre course. Le trajet entre l'aéroport et le centre-ville est à prix fixe, la plupart du temps. Ces prix sont souvent affichés au stand de l'aéroport.

    Mais pour vous rendre au stand, dans plusieurs pays, vous devrez d'abord passer à travers une haie de chauffeurs improvisés qui vous proposeront la course, moins cher. Vous pouvez même négocier à la baisse le prix du voyage, mais sachez que vous faites alors affaire avec un chauffeur improvisé, à vos risques et périls en cas de pépins.

  2. Trouvez un taxi

    Vous êtes à Istanbul, complètement crevé, et il n'y a pas de taxi en vue. Dirigez-vous vers un hôtel où vous trouverez une voiture, ou un employé qui en appellera une pour vous, moyennant un pourboire. Les lieux historiques et musées ont généralement leur stand à taxi, mais assurez-vous que vous recevez un juste traitement si vous prenez une voiture à partir d'un endroit très touristique (voir plus bas). Les gares et stations de métro sont également de bons endroits pour trouver un taxi.

  3. Connaissez le tarif

    Dès votre entrée dans le véhicule, repérez le compteur et assurez-vous que le chauffeur le mette en fonction au départ. S'il n'y a pas de compteur, demandez le prix de la course avant de partir. Si la voiture est déjà en mouvement, ordonner un arrêt (dans un langage universel, un bon « wait! » bien senti fera le travail). Si vous n'arrivez pas à vous entendre à ce moment, débarquez et prenez une autre voiture. Assurez-vous que vous avez assez d'argent comptant, en assez petites coupures, dans la devise locale, ou que votre taxi accepte les cartes de crédit.

  4. Connaissez votre destination

    Si vous donnez un nom d'hôtel comme destination, vous avouez tout de go que vous êtes un touriste, surtout si votre maîtrise de la langue locale est assez moyenne. Afin d'éviter que le chauffeur fasse des détours inutiles, il est bon d'ajouter une information ou deux au moment de révéler votre destination. 

    « Je vais à l'hôtel Citizen, 96, quai de Jemmapes. C'est face au canal Saint-Martin, près de l'Hôtel du Nord. »

    Si vous avez un téléphone intelligent avec vous, le mieux est de trouver l'itinéraire et de le montrer au chauffeur. Idéal là où vous devez franchir la barrière de la langue. Une carte en papier fait très bien l'affaire également.

Et Uber?

Les applications facilitant l'accès aux taxis et à des services de covoiturage commercial se multiplient dans les centres urbains. La plus populaire, Uber, est maintenant établie dans 207 villes de 45 pays. C'est énorme pour une entreprise qui n'a pas  cinq ans.

Les touristes sont une importante clientèle du service, explique Jean-Nicolas Guillemette, directeur général de la branche montréalaise d'Uber. Son utilisation est très simple: vous n'avez qu'à devenir membre et installer l'application sur votre téléphone intelligent.

« Quand on arrive dans une nouvelle ville, on ne connaît pas les numéros de téléphone des compagnies de taxis et, souvent, on ne parle pas la langue », dit Jean-Nicolas Guillemette. L'avantage d'Uber, poursuit-il, est que vous pouvez aussi entrer votre destination au moment de réquisitionner une voiture. Votre chauffeur sait précisément où vous allez, même si vous ne pouvez pas le lui dire. Il n'y aura aucun échange d'argent, car le prix de la course sera porté à la carte de crédit qui est déjà à votre dossier.

À Montréal, entre 15 % à 30 % des courses en taxi commandées par l'entremise d'Uber sont demandées par des touristes.

Uber offre différents services, selon les marchés où il est présent. En plus des taxis, vous pouvez opter pour un service de limousine « black car » dans certaines villes ou pour le service covoiturage commercial UberX, offert par de simples citoyens.

C'est ce dernier qui soulève les passions partout où il est établi. Le coût de la course UberX est généralement moins élevé que celle en taxi, environ 40 % moins cher, précise Jean-Nicolas Guillemette. Ce qui provoque la colère des chauffeurs de taxi qui jugent la concurrence déloyale, eux qui doivent payer assurances et licences, ce qui n'est pas le cas de leurs confrères citoyens-chauffeurs.

Le débat rappelle celui qui entoure le site de location Airbnb.

En Europe, UberX est très mal accueilli par les chauffeurs de taxi qui ont fait des manifestations dans les rues de plusieurs villes, en juin dernier. UberX n'est pas un service illégal, mais se trouve dans une zone grise. Aux États-Unis, les États se penchent un à un sur la législation à adopter pour encadrer le service, notamment pour des questions d'impôts sur le revenu et d'assurances.

Lorsqu'un client commande une voiture avec UberX, il obtient la fiche du conducteur, avec une note des utilisateurs à la Trip Advisor.




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