Les pays à découvrir, les nouvelles rencontres, les volcans à escalader, les saveurs et les odeurs qui transportent: voilà ce que recherchent les amoureux du voyage qui sont toujours en quête d'un autre périple. Mais avant de s'envoler et de rêver, ceux-ci doivent demeurer les deux pieds sur terre et se munir d'une bonne assurance voyage.

Publié le 15 mars 2014
Nathaëlle Morissette LA PRESSE

La durée de l'aventure représente l'élément le plus important à prendre en considération. En cas de maladies ou de blessures, pour être couvert par la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ), on ne peut s'absenter plus de 182 jours au cours d'une même année civile. Au-delà de cette période, les voyageurs ne sont plus couverts par la Régie et ne pourront plus souscrire à une assurance privée.

Impossible de partir plus de six mois? Pas nécessairement. Une personne qui quitte le Québec le 1er novembre 2014 aura cumulé quelque 60 jours d'absence au 31 décembre. Si elle ne rentre pas au bercail au début de 2015, elle pourra donc demeurer sans problème à l'extérieur du pays pendant 182 jours de cette année-là, puisqu'il ne s'agit pas de la même année civile.

Aussi, une fois tous les sept ans, un voyageur peut obtenir une exemption qui lui donne le droit d'être à l'extérieur de la province au-delà de la limite permise. Cette mesure peut s'avérer intéressante pour ceux qui partent à l'aventure et qui ne savent trop à quel moment ils vont revenir à la maison. La Régie confirmera alors par lettre le maintien du droit au régime. Un document que les compagnies d'assurance privées réclameront.

L'essentiel

Que faut-il absolument avoir avant de plier bagage? Une couverture pour des soins de santé d'urgence, répond François Morel, conseiller en développement des affaires chez Desjardins Sécurité financière. Personne n'est à l'abri d'une blessure ou d'un malaise, d'où l'importance capitale d'avoir une assurance, que l'on aille aux États-Unis, à Cuba, en Europe ou en Indonésie. À ce chapitre, l'Association canadienne de l'assurance voyage (THiA) suggère d'avoir une couverture d'au moins 1 million de dollars.

Destinations à risque

Les compagnies d'assurances ne tiennent pas de liste noire de pays pour lesquels elles refusent d'offrir une couverture, dit M. Morel, de chez Desjardins. «Les assurances ne sont pas reliées aux pays visités, explique-t-il. Les critères à observer sont surtout l'âge, l'état de santé et la durée. On continuerait à vous assurer dans la mesure où vous ne vous êtes pas lancés sur les champs de bataille.»

Du côté de Croix bleue, importante compagnie d'assurances santé et voyage au pays, on tient toutefois un autre discours. «Nous n'assurons pas les destinations pour lesquelles le gouvernement a émis un avertissement demandant d'éviter tout voyage», souligne Joanne Parent, directrice ventes et développement pour Croix bleue du Québec.

Ceux qui songent à boucler bientôt leurs valises peuvent consulter le site du ministère des Affaires étrangères afin de prendre connaissance des avis publiés par le gouvernement canadien.

http://voyage.gc.ca/voyager/avertissements