L’invitation faite par La Presse à ses lecteurs de nous transmettre leurs plus belles vues du Québec a permis de recueillir des photographies splendides qui témoignent de la richesse et de la diversité de nos paysages. Avec deux éléments récurrents : l’attachement des Québécois à la péninsule gaspésienne et la présence de l’eau dans la plupart des photos, que ce soit une rivière, un fleuve, un lac, un golfe ou la mer !

Éric Clément Éric Clément
La Presse

Percé

La Gaspésie fait vibrer la plupart des touristes étrangers, mais aussi les Québécois. Près de la moitié des photographies envoyées par nos lecteurs dans le cadre de notre projet « La plus belle vue du Québec » étaient des images de paysages gaspésiens.

Résidante de Boucherville, Martine Lajoie se rend tous les étés à Forillon, en Gaspésie. Lors d’une promenade photographique, en août dernier, elle a capté le rocher Percé sous un angle inédit, de l’arrière de l’église Saint-Michel-de-Percé. La lumière de fin d’après-midi frappait la toiture en aluminium de l’édifice religieux, et faisait également ressortir les teintes ocrées de la formation géologique du rocher Percé.

« On aime se promener dans l’arrière-pays, par exemple au mont Sainte-Anne, derrière Percé. J’ai pris cette photo en descendant de la montagne », dit Mme Lajoie, qui se consacre à la photographie depuis deux ans. « Peu de monde emprunte ce chemin et les sentiers de la montagne, dit-elle. C’est dommage, car il y a de belles prises de vue à faire à partir des hauteurs de Percé. »

Pour s’y rendre

À partir de la route 132, prendre la rue de l’Église, près du bureau de poste, et remonter jusqu’au chemin de la Grotte, en direction du mont Saint-Anne.

Lac Mégantic

Photographe amateur, le Montréalais Marcel Houle a pris cette photo du lac Mégantic en juin 2014, à partir du rang des Grenier, à Piopolis. « C’est l’un des plus beaux paysages des Cantons-de-l’Est, dit-il. Une région peu visitée, pourtant, il y a plusieurs beaux petits coins. »

M. Houle, qui a vécu à Lac-Mégantic pendant deux ans, y retourne souvent en vacances. Il a retouché quelque peu sa photo, car il y avait « du bruit numérique », dit-il.

Pour s’y rendre

Dans le village de Piopolis, au bord du lac Mégantic, prendre le rang des Grenier jusqu’au chemin de la Pointe-aux-Bouleaux.

Aupaluk

Isabelle O’Connor Louis-Seize et son mari ont enseigné de 2015 à 2018 à Aupaluk, un village de 200 âmes, le plus petit du Nunavik. Elle a pris cette image en août 2017, à marée haute.

« Les couchers de soleil étaient derrière la maison, dit-elle. La vue était incroyable. Comme il y a beaucoup de vent dans le Grand Nord, les couchers de soleil sont très changeants et souvent magnifiques. J’ai fait le tour du monde avec mon mari, mais je trouve qu’il n’y a rien qui se compare avec le Grand Nord. Voir le paysage à 360 degrés, c’est incomparable. Il faut le vivre pour comprendre l’émotion qui nous habite. C’est dommage que l’avion soit si cher pour s’y rendre. »

Carleton-sur-Mer

Passionnée de photographie, Marilyn Verge est née à Carleton-sur-Mer, dans la baie des Chaleurs. Elle est retournée y passer sa retraite. Elle a pris cette photo en août 2017 à partir du banc Larocque, accessible à pied, à vélo et en voiture, en face du village gaspésien. « Le village se reflète sur le barachois, soit la lagune d’eau salée, dit-elle. À l’arrière-plan, on voit le mont Saint-Joseph d’où l’on a une vue imprenable sur la baie. » Selon Mme Verge, de plus en plus de touristes viennent à Carleton. « La réputation de la Gaspésie était qu’il y faisait moins chaud qu’ailleurs, mais ce n’est plus le cas », dit-elle.

Pour s’y rendre

À Carleton-sur-Mer, prendre l’avenue du Phare, à partir de la route 132, et continuer jusqu’au banc Larocque, avant le camping de Carleton-sur-Mer.

Péribonka

Martin Laroche a son camp de chasse et pêche au nord du lac Saint-Jean, à l’intersection de deux rivières, dont la Péribonka, un des cours d’eau alimentant le lac. « Mon chalet est au nord du lac Péribonka, donc pas mal dans le Nord ! dit-il. Accessible seulement par des chemins forestiers. »

Il a pris cette vue de la galerie de son chalet. « Mes plus proches voisins sont à 5 ou 6 km. C’est le silence total. C’est tellement rare de nos jours. » Martin Laroche s’y rend trois fois par an pour pêcher le brochet dans la rivière et la truite dans les lacs proches. Il y chasse aussi l’orignal et le tétras.

Pour s’y rendre

À Péribonka, prendre la route 169 en direction nord et suivre la rivière qui fait 547 km de longueur !

Chutes Monte- à-Peine-et-des-Dalles

Sylvie Boucher a eu un coup de cœur pour cette photo prise en mars 2018 dans le parc régional des Chutes-Monte-à-Peine-et-des-Dalles, à Sainte-Béatrix, dans Lanaudière.

« Je l’ai prise aux chutes des Dalles, dit la résidante de Sorel-Tracy. J’y faisais une randonnée sous un ciel magnifique. C’est un coin vraiment très beau, avec des ponts et des passerelles. L’été, on peut s’y baigner. »

Pour s’y rendre

À partir de Saint-Jean-de-Matha, prendre la route 337 (rang Saint-Pierre puis rang Saint-Louis) sur 4 km jusqu’au chemin des Dalles (à gauche), qui mène au parc régional 1 km plus loin.

Lac Mékinac

Claude-Linda Lafond habite depuis 30 ans avec son conjoint en Mauricie, au bord du lac Mékinac, au nord de Saint-Tite. Elle a pris cette photo ce printemps à partir de sa maison.

« C’est notre quai où l’on prend notre café le matin, dit-elle. Le lac a l’apparence d’un fjord. Autour, ce ne sont que des montagnes. Seulement 10 % de la zone est habitée. C’est très tranquille. Une vraie merveille. On pêche de la ouananiche, du maskinongé et du brochet. »

Pour s’y rendre

À partir de Shawinigan, prendre la route 55 direction La Tuque. Cinq kilomètres après le croisement de la route 159, prendre la direction de Saint-Joseph-de-Mékinac (municipalité de Trois-Rives) et suivre la route jusqu’au lac.

Mont-Saint-Pierre

Résidant de Saint-Jérôme, René Gauvin a pris cette vue en août 2017, à partir du sommet du mont Saint-Pierre qui sépare les villages gaspésiens de Mont-Saint-Pierre et Mont-Louis.

« À cet endroit, on photographie souvent le fleuve et la pointe de la baie. J’ai trouvé intéressant de capter l’intérieur de la baie. Je suis monté au sommet avec mon auto. Si vous n’avez pas de 4x4, une navette vous y conduit. La lumière est celle du matin, avec ce voile de buée qui monte de la vallée de la rivière Mont-Saint-Pierre. Avec un ciel bleu, ça n’aurait pas la même profondeur. »

Pour s’y rendre

À partir de Mont-Saint-Pierre et de la rue Prudent-Cloutier, au bord de la baie, prendre le premier chemin à droite, après l’atelier de réparation automobile.

Saint-Fabien- sur-Mer

Le Bas-Saint-Laurent offre de beaux paysages de bord de mer. Celui-ci, fourni par Marc Bessette, inspire le calme et la sérénité. En bas à droite, les maisons de Saint-Fabien-sur-Mer, près du parc du Bic, sont collées au fleuve. La photo a été prise l’été dernier par un drone.

« On y va tous les étés depuis 15 ans, dit Marc Bessette. Le petit hameau de Saint-Fabien-sur-Mer a longtemps été le lieu de villégiature des résidants de Saint-Fabien. On a fait le tour de la Gaspésie et on est tombés en amour avec ce coin de paradis. »

Pour s’y rendre

En empruntant la route 132 entre Trois-Pistoles et Rimouski, prendre la route de la Mer, à la sortie de Saint-Fabien, et la suivre jusqu’au chemin de la Mer Est.