Un énorme terrain de jeu rebondissant perché à 20 pi dans les airs ouvre ce samedi, à une trentaine de minutes de Montréal. Notre journaliste a vécu l’expérience Uplå, attraction unique en Amérique du Nord, en compagnie de deux de ses filles. Impressions.

Publié le 6 juin
Véronique Larocque
Véronique Larocque La Presse

Flavie, 4 ans, et Violette, 8 ans, attendaient avec impatience notre visite chez Uplå. Il faut dire qu’elles avaient immédiatement été intriguées par ma description de l’activité : des trampolines dans les arbres.

Au pied du mont Saint-Grégoire, en Montérégie, j’ai constaté que l’univers d’Uplå était encore plus surprenant que je me l’étais imaginé. Les yeux ronds comme des billes, mes filles m’ont confirmé que c’était le cas pour elles aussi.

Oubliez les trampolines que l’on trouve dans différents parcs d’attractions intérieurs. Chez Uplå, on saute sur des filets colorés. Une technique inspirée des marins bretons, nous expliquera plus tard Jean-François Couture, chef du marketing chez Trekking Group, entreprise derrière les sept parcs Arbraska du Québec.

Photo Dominick Gravel, LA PRESSE

Jean-François Couture, chef du marketing chez Trekking Group

La sensation sur ces toiles d’araignée géantes est aussi fort différente que sur un trampoline normal. L’équipe sur place nous l’a décrite comme une « impression d’apesanteur ».

Alors que je m’élance avec mes filles dans l’étonnante spirale ascendante qui nous transporte à 20 pi dans les airs, j’apprivoise cette sensation unique. Chaque pas est incertain, comme absorbé par le sol troué sur lequel j’avance.

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La spirale qui permet aux visiteurs d’accéder aux trampolines

Nous débouchons sur un premier trampoline : un grand filet noir sur lequel nous sautons à notre guise. C’est franchement impressionnant de bondir ainsi perchées !

Nous ne sommes que cinq sur le trampoline, mais je trouve que ça bouge beaucoup. Flavie, qui est déjà tombée deux fois, est d’accord avec moi. À quoi ressemblera l’expérience Uplå lorsque les installations seront plus achalandées ? Des patrouilleurs responsables de la sécurité des visiteurs seront présents pour faire respecter un nombre limité de personnes par trampoline, nous rassure Jean-François Couture. « On va ouvrir des plages horaires pour les familles », ajoute-t-il, afin que les plus jeunes enfants puissent « s’approprier les lieux » à leur rythme.

Sept trampolines

Après une dizaine de minutes dans les filets, toute la famille réussit à mieux garder son équilibre, même lorsqu’un groupe de jeunes passe en courant à côté.

Nous explorons alors les sept trampolines reliés les uns aux autres qui composent l’univers d’Uplå. Sur l’un d’eux, on trouve d’énormes ballons qu’on peut se lancer ou faire rebondir. Sur un autre, on joue au ballon-chasseur. Il y a même un trampoline à deux étages !

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Le trampoline à deux étages

On va où on le souhaite chez Uplå. Il n’y a aucun parcours à suivre. « On aime créer des univers libres. […] On voulait donner un lieu propice à l’enfant pour qu’il découvre par lui-même la gravité, sa motricité, la nature », explique Jean-François Couture.

Quel est ce trou dans le trampoline ? Une des trois glissades en filets du site. Les filles hésitent à l’essayer. Ça semble plutôt à pic. Finalement, nous nous élançons à tour de rôle. Ce fut notre coup de cœur de la journée.

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Un trou dans le trampoline débouche sur l’une des trois glissades en filets du site.

Des cabanes dans les arbres

Uplå, c’est aussi un village suspendu dans les arbres, semblable à ceux des parcs Arbraska de Rigaud et de Rawdon. Des cordes, des passerelles et des filets relient entre elles ces « maisons de Schtroumpf », comme les a baptisées Flavie. Celle-ci aime particulièrement traverser le tunnel en filets qui mène à la cabane décorée de marguerites. Moi, un peu moins. Disons que ses dimensions restreintes représentent un défi pour les adultes.

  • Le village suspendu

    Photo Dominick Gravel, LA PRESSE

    Le village suspendu

  • Pas évident pour les adultes de traverser ce tunnel qui amuse grandement les enfants.

    Photo Dominick Gravel, LA PRESSE

    Pas évident pour les adultes de traverser ce tunnel qui amuse grandement les enfants.

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Après 45  minutes à sauter et courir, nous avons besoin d’une pause. De l’autre côté de la rue, l’érablière Charbonneau tient un casse-croûte où il est possible de faire le plein d’énergie. Slush à la main, Jacob Patenaude s’y est ravitaillé. Comment le garçon de 11 ans trouve-t-il l’expérience Uplå ? « Les 10 premières minutes, c’est difficile de s’adapter. Après, tu sautes de plus en plus haut, c’est vraiment cool », dit-il, avant de courir rejoindre ses amis.

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Jacob Patenaude, 11 ans

« Vraiment cool » est aussi le descriptif utilisé par mes filles tout au long de l’activité d’une durée de deux heures.

Les plus vieux y trouvent également leur compte, soutient Jean-François Couture. « L’adulte a autant de plaisir que l’enfant. » Des entreprises ont d’ailleurs prévu y tenir des séances de consolidation d’équipe.

Avec ce parc ouvert 12 mois sur 12, l’équipe d’Uplå souhaite amener les petits et les grands à « lâcher les écrans et à reconnecter avec la nature ».

À voir le large sourire des enfants présents lors de notre passage, on peut dire mission accomplie.

« On va revenir, maman ? », me demande Violette, les joues rouges d’avoir tant sauté, sur le chemin du retour. « On reviendra, c’est certain. »

Consultez le site d’Uplå