Contraints de rester au Québec cet hiver, plusieurs dans la région en profitent pour découvrir ou redécouvrir le ski de fond. Les Amis des sentiers de Bromont, organisme qui trace des pistes sur le terrain de golf du Parcours du vieux village depuis maintenant quatre hivers, remarque que l’achalandage a bondi de façon exponentielle dans la dernière semaine.

Publié le 6 janv. 2021
Cynthia Laflamme Initiative de Journalisme local

La saison a commencé il y a quelques jours à peine puisqu’il fallait suffisamment de neige pour tracer les pistes de ski de fond classique. Dès que ce fut possible, les amateurs impatients de jouer dehors se sont rués sur les sentiers.

Le Parcours du vieux village a vu les effets de cet engouement.

« Il y a beaucoup de gens du coin qui vont normalement en Floride, alors il y a énormément de gens qui viennent marcher ou faire du ski de fond. C’est cent fois plus achalandé, constate le copropriétaire du terrain de golf, Marc Hurtubise, qui permet aussi l’usage de raquettes. On nous a rapporté que ça avait parfois l’air d’une autoroute sur les sentiers. »

En plus de cumuler les kilomètres sur les terrains des 18 trous, ces sentiers ont l’avantage d’être gratuits. Une rareté dans le milieu.

Le civisme est de mise

Par contre, il y a des règles simples à suivre. « Ce n’est pas compliqué, on reste sur les sentiers. Il n’y a pas beaucoup de neige encore. S’il y a trop de gens qui sortent des sentiers, ça tue le gazon. Au printemps, on doit réensemencer et c’est beaucoup de travail. On aime ça qu’il y ait du monde, mais svp respectez les règles. »

Dans une publication sur sa page Facebook, le club de golf prévient les usagers, photos à l’appui, puisque quelques-uns ont quitté le sentier damé. Certains ont même été observés sur des verts, où la surface gazonnée est plus fragile encore. D’autres ont aussi profité de quelques pentes pour glisser.

M. Hurtubise souhaite que la majorité des gens respectueux des règles n’aient pas à payer pour une poignée d’irresponsables.

« Toutes les années, il y a des gens qui venaient glisser. S’il y en a deux ou trois, ce n’est pas la fin du monde, mais si ça monte à 30, 50… On a aussi des lacs et ils ne gèlent pas tous. C’est dangereux de glisser dans un lac. Si jamais un accident survenait avec les gens qui glissent, on n’est pas assurés pour ça. On a mis des affiches pour aviser les gens qu’on n’est pas responsable s’il y a un accident. »

Il précise qu’avant de pénaliser la majorité des fondeurs et des marcheurs, il va lui-même faire de la sensibilisation sur le terrain.