Les touristes québécois pourront de nouveau se rendre par la route et par traversier aux Îles-de-la-Madeleine à compter du 26 juin, mais ils devront respecter certaines conditions.

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

Le gouvernement du Québec a conclu une entente avec les provinces voisines du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard pour permettre aux automobilistes québécois de se rendre au terminal du traversier, à Souris (à l’Île-du-Prince-Édouard) en direction des Îles-de-la-Madeleine.

L’entente permettra « non seulement aux touristes québécois de se rendre aux Îles-de-la-Madeleine et d’y passer des vacances en toute sécurité, mais aussi au secteur touristique de la région, un pilier de l’économie locale, de reprendre ses activités », a dit Caroline Proulx, ministre du Tourisme.

« Ça aura pris un mois, mais c’est réglé ! », se réjouit le député péquiste, Joël Arseneau, qui s’inquiétait beaucoup depuis des semaines de l’enclavement de l’archipel et qui réclamait la mise en place d’un corridor de passage.

À cause de la COVID-19 et de la fermeture de frontières dans les provinces maritimes, les Îles-de-la-Madeleine n’étaient plus accessibles aux touristes.

Selon l’entente, les Québécois qui se rendront aux Îles-de-la-Madeleine devront avoir en main un formulaire spécial qui sera accessible très prochainement sur le site officiel du gouvernement du Québec.

Sans ce formulaire, il sera impossible de franchir les frontières des deux autres provinces.

Les automobilistes devront également avoir avec eux leur billet d’aller-retour pour le traversier, ainsi qu’une preuve d’hébergement sur place, soit touristique ou familial.

Des arrêts seront autorisés au Nouveau-Brunswick pour se ravitailler en essence, manger ou dormir pour une seule nuit.

L’Île-du-Prince-Édouard demande à ce que les touristes se rendent directement au terminal de Souris, depuis la sortie du pont de la Confédération. Ces derniers pourront cependant s’arrêter dans la province pour reprendre de l’essence, au besoin.