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L'heure au XVIIe siècle

Le cadran solaire découvert par l'École de fouilles... (Photo fournie par Pointe-à-Callière)

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Le cadran solaire découvert par l'École de fouilles archéologiques de Pointe-à-Callière.

Photo fournie par Pointe-à-Callière

Martine Bouliane
La Presse

Depuis samedi dernier, les visiteurs de Pointe-à-Callière peuvent admirer le plus ancien cadran solaire du Québec, découvert lors de fouilles sur le lieu de fondation de Montréal.

L'objet sera présenté au musée jusqu'à la fin août dans l'exposition Ici naquit Montréal. D'autres cadrans solaires plus récents seront exposés pour en montrer les différentes formes possibles. Il sera aussi question des circonstances entourant cette découverte surprenante. «Nous avons retrouvé des fragments d'ardoise dans le cadre de l'École de fouilles de Pointe-à-Callière, un partenariat avec l'Université de Montréal», note Louise Potier, responsable pour le musée de l'École de fouilles.

 

Depuis 2002, les étudiants en anthropologie de l'Université creusent chaque année le site qui appartient au musée de la place d'Youville. Une occasion de faire d'intéressantes découvertes historiques puisque l'ancien entrepôt, sans cave, est un «tissu archéologique intact», dit Mme Potier. Quelque chose de rare, dans le Vieux-Montréal.

Lorsqu'ils ont découvert des bouts d'ardoise, les professeurs et leurs étudiants ont d'abord que c'étaient des morceaux de toiture. Puis, les lignes tracées à angle sur l'ardoise ont amené l'hypothèse qu'il s'agissait d'un rapporteur d'angles. Une fois restauré par le Centre de conservation du Québec, il est apparu qu'il s'agissait d'un cadran solaire. «On ne sait pas s'il date du milieu du XVIIe siècle, époque du fort de Ville-Marie, ou plutôt de la fin de ce siècle, alors que se trouvait sur ces lieux le château du gouverneur Louis-Hector de Callière», dit Mme Potier.

Le cadran solaire permettait de déterminer l'heure. L'ombre du style pointait l'une des six heures avant ou après midi, indiquant ainsi le moment de la journée.

Selon la répartition des angles, on sait qu'il a été conçu pour la latitude de Montréal. Il fallait des connaissances en mathématiques et en astronomie pour le construire. Ce n'était pas un objet commun. Plusieurs institutions religieuses en possédaient un. Les riches pouvaient aussi en avoir un dans leur demeure.

L'objet découvert à la Pointe-à-Callière est rectangulaire, une forme peu commune pour un cadran solaire. Il fait 21 cm par 15 cm. Les recherches effectuées sur l'artefact ont révélé qu'il était installé à la verticale, probablement sur un mur orienté vers le sud. «L'ardoise est très mince. Il n'y a pas de chiffres inscrits ou de trou pour le style. Peut-être était-il entouré d'un cadre de bois? Une bonne part de mystère l'entoure encore», dit Mme Potier.

En savoir plus

www.pacmusee.qc.ca

Tél.: 514-872-9150

 




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