La liste:-1:liste; la boite:1322676:box; tpl:html.tpl:file
Source ID:; App Source:

Virée au coeur du Montréal kitsch

Le journaliste Sébastien Diaz lance demain son livre Montréal kitsch, un guide... (Photomontage: David Lambert, La Presse)

Agrandir

Photomontage: David Lambert, La Presse

Le journaliste Sébastien Diaz lance demain son livre Montréal kitsch, un guide d'adresses qui nous ramène à une autre époque. Il y recense 98 lieux hauts en couleur où assouvir sa nostalgie.

«Beaucoup de ces endroits me rappellent mon enfance, les partys de famille avec les matantes dans une salle communautaire de Rawdon», raconte en rigolant l'auteur.

 

Il disserte d'ailleurs sur le charme du vieillot, attablé devant une assiette de crêpes du Beauty's, un restaurant qu'il cite dans son livre. L'établissement de l'avenue du Mont-Royal semble figé dans le temps, avec des banquettes de cuirette bleue et un décor chromé des années 50.

Pour Sébastien Diaz, ce guide souligne l'originalité et les goûts particuliers de certains commerçants. C'est un recueil d'endroits uniques à découvrir. Une visite de Montréal sous un nouvel angle, quoi!

«J'ai eu beaucoup de plaisir à sortir avec des amis dans ces endroits, explique-t-il. Parfois c'est juste un retour dans le temps, mais parfois les propriétaires exploitent le mauvais goût en toute connaissance de cause. Ça peut être une belle occasion pour s'amuser un bon coup.»

Si le livre est nouveau, la tendance kitsch (terme dérivé de mauvais goût, en allemand) a ses adeptes depuis quelques années déjà. Un mélange de nostalgie et de désir d'originalité chez la génération des 18-35 ans fait en sorte que les soirées de bingo, les salles de danse sociale et les restaurants rétro connaissent un regain de popularité.

Le kitsch a donc de nombreux adeptes. Tellement qu'Amélie Thériault et son conjoint, Richard Goulet, ont ouvert la boutique Kitsch'n Swell, boulevard Saint-Laurent, il y a un peu plus d'un an.

À la manière d'un musée, le magasin expose des objets d'une autre époque: des montures de lunettes, des disques vinyles, des lampes, un tapis de léopard... «Beaucoup de nos clients viennent ici comme s'ils faisaient un pèlerinage. C'est une activité», explique Mme Thériault.

La majorité des visiteurs sont de jeunes adultes, ajoute-t-elle. Ils veulent retrouver des objets qui ont marqué leur jeunesse et rigoler.

«Le kitsch, c'est quand c'est tellement laid que ça devient beau. C'est différent, unique. Ça plaît aux jeunes», poursuit la propriétaire de 28 ans.

 

Sans surprise, le magasin Ameublement Elvis, avenue Papineau, figure aussi dans le guide. Véritable institution montréalaise, l'établissement n'intéresse pas que les acheteurs potentiels. Son enseigne lumineuse d'autrefois et les bustes d'Elvis exposés à l'intérieur attirent les touristes d'ici et d'ailleurs. En matière de photos originales, ils sont servis.

Des voyageurs américains arrêtent même le conducteur du camion de livraison de temps à autres pour photographier l'image du King, très satisfait de ses électroménagers.

«J'en vois beaucoup qui viennent ici juste pour visiter, raconte Daniel Côté, qui a ouvert le magasin il y a 33 ans. Ils s'arrêtent pour regarder les objets d'Elvis et viennent jaser. Je connais bien Cuba aussi. Des voyageurs viennent me voir pour que je leur donne de bonnes adresses.»

Ah oui, et il vend des électroménagers, aussi.

Les adresses citées dans Montréal kitsch réservent presque toutes ce même accueil chaleureux aux visiteurs. La plupart assument totalement leur côté démodé ou excentrique.

«Je n'ai noté qu'une seule expérience, disons... étrange», relate l'auteur. Au restaurant Spirit Lounge - oui, la façade multicolore, rue Ontario - , le propriétaire m'a sommé de tout manger! Il y a une taxe de gaspillage de deux dollars.»

Pour les nostalgiques extrêmes qui veulent revivre l'époque où ils ne devaient rien laisser dans leur assiette!

* * *

Quétaine ou kitsch?

L'auteur de Montréal kitsch, Sébastien Diaz, s'est questionné sur la signification du mot kitsch. «L'expression peut sembler péjorative, mais elle est plutôt positive», explique-t-il. D'après lui, quand une tendance se démode, elle devient quétaine (un terme qui pourrait dériver du mot quêteux ). Puis, quand elle revient au goût du jour, elle obtient l'appellation plutôt flatteuse de kitsch.

____________________________________________________________

Montréal kitsch, Sébastien Diaz, éditions La Presse, 240 pages, 29,95$.




À découvrir sur LaPresse.ca

  • Accro au rétro

    Québec

    Accro au rétro

    Pour préparer son guide, Sébastien Diaz a visité environ 140 adresses. Semaine après semaine, ses copains et lui partaient à la recherche de... »

la boite: 1600176:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Voyage

Tous les plus populaires de la section Voyage
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer