Au printemps, les randonneurs sont bien embêtés. Les sentiers ne sont pas accueillants. Il reste un peu de neige sur certains, une neige qui défonce, qui ne porte pas. La plupart des autres sentiers sont boueux et certains sont carrément fermés pour prévenir l’érosion.

Publié le 27 avril
Marie Tison
Marie Tison La Presse

Les amateurs de vélo de montagne ne sont pas plus choyés : eux aussi doivent éviter les sentiers boisés pour ne pas les abîmer.

Il y a une solution : se tourner vers le vélo de route. Même si on parle de bitume, on peut se trouver un trajet bucolique. Mais attention : à moins d’avoir fait du vélo pendant l’hiver, le corps est un peu rouillé. Le vélo lui-même aussi.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

En début de saison, mieux vaut privilégier de petits trajets pour se remettre en forme.

Un vélo et un corps en forme…

« On ne peut pas partir avec un vélo qui n’est pas en bon état, avec une crevaison ou un problème mécanique », rappelle Jean-François Rheault, président-directeur général de Vélo Québec.

Mais voilà, pour une mise au point, il faut prendre un rendez-vous le plus rapidement possible.

« Comme au cours des années précédentes, le mot d’ordre, c’est la patience, indique M. Rheault. La demande est extrêmement grande. Selon Moneris, au cours des deux dernières années, les dépenses des Québécois liées aux vélos ont augmenté de 200 %. »

Il recommande d’y aller mollo avec les premières sorties, alors que les muscles sont moins habitués à ce type d’exercice.

Il faut planifier ses sorties en fonction de son niveau et ne pas être ambitieux. Le plein air, ça reste un plaisir, il faut que ce soit agréable.

Jean-François Rheault, PDG de Vélo Québec

Il suggère à ceux qui n’ont pas fait de vélo de l’hiver de faire assez rapidement de petites sorties.

« Avec ça, on reprend la forme assez rapidement. »

Les débutants peuvent d’abord viser les pistes cyclables.

« Si on a un peu plus d’expérience, on peut choisir les routes à plus faible débit, et aussi celles avec des accotements asphaltés. »

Jean-François Rheault note que le vélo de gravier permet de parcourir des routes non asphaltées.

« Les gens choisissent ces routes parce qu’il y a moins de voitures, c’est plus calme. »

Il note au passage le vélo à assistance électrique, qui permet de faire de l’activité physique de façon moins intense.

« Ça permet d’aller plus loin qu’on irait autrement, ça permet à des personnes de différents niveaux de faire du vélo ensemble. Le vélo à assistance électrique peut être un outil pour que tout le monde ait du plaisir et puisse aller à son propre rythme. »

Les premiers itinéraires

Le choix des premiers itinéraires de la saison est important. Jean-François Rheault suggère de regarder du côté des associations de tourisme régionales, qui développent de plus en plus de contenu pour les cyclistes, notamment avec des suggestions de parcours.

« La Montérégie a monté un magnifique guide avec des parcours partout dans la région, donne-t-il en exemple. Ça peut être super intéressant si on veut découvrir de nouveaux parcours. Il est offert un peu partout, mais aussi en ligne. »

Vélo Québec Éditions offre aussi un certain nombre de guides, comme 25 circuits autour de Montréal, qui propose des itinéraires de 35 à 107 km.

Les Guides de voyage Ulysse viennent tout juste de publier Randonnées à vélo au Québec : 50 itinéraires de rêve, qui propose essentiellement des parcours de plusieurs jours.

On y présente les itinéraires en leur assignant un niveau de difficulté grâce à un pictogramme bien particulier : un casque de vélo. Ainsi, un parcours à un casque est facile et présente un faible dénivelé. Il peut représenter d’une à trois heures de vélo par jour.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Une virée à vélo, ça se veut avant tout agréable. Vue sur le mont Saint-Hilaire à partir du Vieux-Belœil.

On pense notamment au chemin des Patriotes, dans la vallée du Richelieu (une boucle de 115 km à faire en trois jours), ou à un itinéraire de 49 km dans la partie est de Laval, encore très agricole.

Un itinéraire à cinq casques est exigeant, avec un dénivelé important ou de nombreuses difficultés techniques. Il peut représenter plus de six heures de vélo par jour. Le guide suggère notamment un grand tour du Québec, une épopée de plus de 4200 km à faire en 56 jours.

Jean-François Rheault suggère une virée un peu plus modeste pour commencer, le parc national des Îles-de-Boucherville.

« C’est une expérience de cyclotourisme vraiment facile et vraiment agréable. On se retrouve dans la nature avec les chevreuils. On peut apporter une tente ou encore prendre un site de prêt-à-camper. »

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Une petite fin de semaine de vélo au parc national des Îles-de-Boucherville, c’est une excursion à la portée de presque tout le monde.

On peut aussi penser aux auberges.

« Vélo Québec a toute une liste d’hébergements “bienvenus cyclistes !”, généralement placés le long des axes cyclables, qui permettent de combiner le vélo et une belle fin de semaine de plein air, souligne M. Rheault. Et autour des circuits plus organisés, il y a de plus en plus de services de transport de bagages. Ça s’organise très facilement. »

Même si l’été est encore loin, il faut commencer à planifier ces aventures dès maintenant.

Ça tombe bien, après deux ans d’absence, le Salon du vélo est de retour, cette fois-ci au Stade olympique, du 29 avril au 1er mai. De quoi faire oublier la désagréable saison de la bouette en randonnée.

Consultez le site de Tourisme Montérégie sur le vélo
Consultez le site La route verte pour l’hébergement pour cyclistes
Randonnées à vélo au Québec : 50 itinéraires de rêve

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Guides de voyage Ulysse

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Skier dans les Alpes sans neige

Il y a des skieurs, comme Valentin Delluc, qui n’acceptent pas la fin de l’hiver.

Chiffre de la semaine

72 oC

C’est le point d’ébullition de l’eau à très haute altitude, au sommet du mont Everest. L’eau n’arrivera pas à être plus chaude. La cuisson d’un spaghetti prendra donc plus de temps qu’au pied de la montagne.