Tout l’été, La Presse vous propose des activités d’une journée inspirées par les éléments

Pascaline David
Pascaline David La Presse

Un vélo, un casque et un cardio pas trop à plat suffisent pour faire du vélo de montagne : ça ne prend pas la tête à Papineau. Sauf à Montebello ! Sur un réseau qui totalise 20 km de sentiers, il est notamment possible d’emprunter « Tête à Papineau », une charmante piste forestière accessible aux débutants.

Rien de surprenant, lorsque l’on sait que le centre Montebello Vélo de montagne, qui a ouvert le 24 juin, se trouve sur les terres seigneuriales historiques de Louis-Joseph Papineau, figure emblématique du nationalisme canadien-français. Le nom du sentier est aussi un clin d’œil au fromage fabriqué à quelques pas du Château Montebello.

Aux abords du fameux château, connu comme le plus grand bâtiment de bois rond du monde, les cyclistes peuvent dévaler les pistes dans trois secteurs. Quelques minutes suffisent, dans la forêt qui borde la rivière des Outaouais, pour être apaisé par le calme olympien des arbres et le doux chant des oiseaux. Ici et là, une grenouille bondit.

  • L’un des sentiers du nouveau centre Montebello Vélo de montagne, ouvert depuis le 24 juin.

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    L’un des sentiers du nouveau centre Montebello Vélo de montagne, ouvert depuis le 24 juin.

  • Les cyclistes peuvent se ressourcer dans la forêt, habitée d’immenses pins centenaires.

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    Les cyclistes peuvent se ressourcer dans la forêt, habitée d’immenses pins centenaires.

  • La dynamique bénévole Jessyca Clusiau accueille les visiteurs.

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    La dynamique bénévole Jessyca Clusiau accueille les visiteurs.

  • Le pavillon d’accueil, le centre de location et le stationnement principal se trouvent au Fairmont Le Château Montebello.

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

    Le pavillon d’accueil, le centre de location et le stationnement principal se trouvent au Fairmont Le Château Montebello.

  • Amoureux du vélo de montagne, Marcel Richard se souvient du premier réseau, qui a accueilli le Championnat canadien de vélo de montagne en 1988.

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    Amoureux du vélo de montagne, Marcel Richard se souvient du premier réseau, qui a accueilli le Championnat canadien de vélo de montagne en 1988.

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Se reconnecter avec la nature

Marcel Richard et son filleul, Maxime Legault-Tessier, passent la journée sur place. Le duo, qui a fait la route à partir de Morin-Heights, fait partie du million d’adeptes de vélo de montagne au Québec.

« J’aime le côté nature, il y a comme une connexion en plus de l’adrénaline qu’on ressent grâce à la vitesse », témoigne Marcel Richard, qui reprend son souffle pour répondre à nos questions, au détour d’un pin.

« C’est le fun et [les pistes sont] bien travaillées », confirme Maxime Legault-Tessier, les jambes maculées de boue et le sourire aux lèvres.

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Maxime Legault-Tessier et Marcel Richard sont venus spécialement à Montebello pour tester le nouveau réseau de vélo de montagne.

Les sensations sont au rendez-vous, lorsqu’il s’agit de slalomer entre les rochers, au bord de falaises, ou près de mystérieux témoins du passé, comme un bloc de pierre millénaire et d’imposants pins centenaires.

Les plus téméraires, comme Maxime et son parrain, ont le loisir d’explorer des endroits qui demandent une certaine aisance sur terre et dans les airs, au gré de sauts et de seuils (drops).

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Maxime Legault-Tessier et Marcel Richard, son parrain, s’amusent à vélo.

Une terre de champions

Montebello est l’un des premiers endroits au Québec ayant développé l’activité du vélo de montagne. Le site a accueilli le Championnat canadien de vélo de montagne en 1988, ainsi que de nombreuses compétitions au cours des décennies suivantes.

À cause d’importants travaux sur l’autoroute 50, qui relie Mirabel à Gatineau, le réseau a cessé d’être entretenu durant près de 15 ans. Mais les amoureux de ce sport n’ont jamais abandonné les lieux. En particulier un groupe d’amis passionnés, qui a décidé de revitaliser certains des sentiers existants et de développer des segments plus modernes.

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L’une des pistes du réseau a été nommée 1930, en hommage à l’année de construction du Château Montebello.

« On a remarqué l’effervescence autour du vélo de montagne, de plus en plus populaire au Québec », lance Sylvain Bourgeois, porte-parole de Montebello Vélo de montagne, qui a participé à des compétitions sur l’ancien réseau lorsqu’il était adolescent. « C’est un incroyable terrain de jeu. »

Au printemps 2021, une trentaine de bénévoles se sont attelés à aménager les sentiers, en prenant soin de ne pas les altérer. Ils ont transporté les matériaux, le sable et des outillages à l’aide de vélos tout terrain (VTT) et d’un peu de « jus de bras », selon Sylvain Bourgeois.

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Les cyclistes peuvent longer la rivière des Outaouais, en empruntant le sentier blanc de gravelle Tour du Château.

Le centre de vélo de montagne a finalement pu ouvrir le jour de la Saint-Jean, cette année. D’ici quatre ans, l’équipe de M. Bourgeois prévoit développer un total de 60 km de sentiers.

L’hiver prochain, le centre sera ouvert aux amateurs de vélo à pneus surdimensionnés (fatbike), qui gagne lui aussi en popularité.

Repères

Quoi : vélo de montagne
Où : Fairmont Le Château Montebello, 392, rue Notre-Dame à Montebello
Pour qui : familles, adultes et enfants
Combien : accès journalier à 13,50 $ pour les adultes et 6,75 $ pour les enfants de 10 à 17 ans. Gratuit pour les enfants de 9 ans et moins. Location de vélo et de casque : 40 $ pour 3 heures. Quand : lundi et mardi de 9 h à 16 h, du mercredi au dimanche de 9 h à 20 h.

Consultez le site de Montebello Vélo de montagne