Des mythes à déboulonner et des questions qui trouvent réponse dans l'univers du voyage et de l'aviation.

Publié le 21 juill. 2018
Stéphanie Morin LA PRESSE

Oui, comme peuvent l'être une voiture ou une maison. Seulement, l'appareil est muni de petits paratonnerres, explique le commandant Jean Castonguay, chef pilote des Airbus 330 chez Air Canada. «Ces départiteurs d'électricité ressemblent à de petits bâtons fixés au bout des ailes et sur la queue de l'avion. Ce sont eux qui évacuent la décharge électrique.» Pour le reste, la foudre ne fait pas vraiment de dommages à la carlingue, explique le pilote.

Des éclairs visibles à l'horizon ne suffisent donc pas pour annuler un décollage. «S'il y a un orage au bout de la piste, on ne décollera pas, mais si l'orage est à 30 ou 40 milles de distance de l'aéroport, on a le temps de décoller et de le contourner.»

Et si l'on se retrouve pris au milieu des cumulonimbus orageux? Les éclairs sont moins à craindre que les vents violents. En revanche, aux yeux du commandant Castonguay, le facteur météo qui peut faire le plus de dommages en vol est la grêle. «Ça peut briser des vitres ou endommager la structure de l'aile.»

À savoir: tous les aéroports sont dotés d'un système d'alerte pour les orages. Lorsqu'il se déclenche - lumières qui clignotent aux portes d'embarquement et alarme sonore -, tous les employés au sol doivent rentrer à l'intérieur. Et les passagers qui viennent d'atterrir sont contraints de rester à bord de l'avion jusqu'à la fin de l'alerte.