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Semaine de relâche: dans la neige ou sous le soleil?

Les feuilles ne sont pas encore tombées, mais déjà, pour les familles qui... (Photomontage La Presse)

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Photomontage La Presse

Les feuilles ne sont pas encore tombées, mais déjà, pour les familles qui souhaitent passer des vacances hivernales ensemble, loin du train-train quotidien, l'heure est venue de penser à... la relâche scolaire! Or, avant même de faire une première réservation, un dilemme s'impose: neige ou soleil?

Jouer dans la neige

Stop l'école, le travail, le hockey et tout le reste. À la relâche, la famille Chassé met la routine sur le mode «stop», pour filer à Stoneham et prendre du bon temps dans un chalet loué.

«À la relâche, on reste quelques jours à la maison pour relaxer avec les enfants, et on loue un chalet pour cinq jours. Ça fait neuf ans qu'on fait ça, on n'a pas manqué une année», précise Dany Chassé, résidant d'Alma. 

M. Chassé et sa conjointe ont trois enfants âgés de 9 à 14 ans, et ces derniers les suivent sans se faire prier, assure-t-il.

«Ils adorent ça. On le fait depuis qu'ils sont tout jeunes. C'est une récompense qu'on leur donne. On va faire du ski pendant une semaine. Mes enfants jouent au hockey, mais cette semaine-là, on arrête toutes les autres activités. Ça permet de faire d'autres sports. On se consacre uniquement à la famille. Et la grand-mère vient toujours avec nous.»

La semaine de relâche tourne souvent en grand happening, se réjouit M. Chassé, car des amis viennent les voir au chalet avec leurs propres enfants. «On est souvent deux à trois couples avec les enfants pendant la semaine, c'est vraiment le fun. On a de la belle neige habituellement, il n'y a pas une année où on en a manqué.»

De nombreuses activités sportives hivernales sont offertes un... (Photo Steve Deschênes, fournie par la SEPAQ) - image 2.0

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De nombreuses activités sportives hivernales sont offertes un peu partout pendant la semaine.

Photo Steve Deschênes, fournie par la SEPAQ

Près des pentes

La famille Chassé loue aux Chalets alpins, qui offrent une panoplie de condos et chalets situés tout près des pentes de Stoneham. Cette variété plaît bien à M. Chassé. «On ne prend pas toujours le même chalet. On aime voir autre chose. On loue quatre à cinq mois d'avance, pour être sûr d'avoir la sélection qu'on veut: la hauteur de montagne, la proximité des pentes, on fait des essais. Cette année, on a pas mal arrêté notre idée, mais on se donne un peu de temps encore», conclut-il.

«La relâche scolaire est une période populaire», convient Geneviève Ajas, copropriétaire des Chalets alpins. L'endroit offre 180 unités haut de gamme allant du condo pour 4 personnes au chalet pour 35 personnes, ce dernier incluant 12 chambres et 12 salles de bains. «Ce qui est le plus en demande à la relâche, ce sont les unités pour 4 à 15 personnes», précise Mme Ajas. Les prix oscillent entre un peu plus de 500 $ pour 2 nuits pour le condo pour 4, à 3054 $ pour 2 nuits pour le plus grand chalet.

«Il vaut mieux réserver tôt pour avoir l'unité de son choix, mais le gros des réservations se fait habituellement après les Fêtes», conclut Mme Ajas.

Pourquoi passer la relâche dans la neige?

> Pas d'avion à prendre.

> La parenté qui peut se joindre à nous.

> On peut voir aussi ses amis.

> On peut pratiquer différents sports d'hiver.

> De nombreuses activités sportives et culturelles sont offertes un peu partout pendant la semaine.

Recherche de beau temps et de chaleur et... (Photo Thinkstock) - image 3.0

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Recherche de beau temps et de chaleur et moments de détente en famille, voilà ce qui motive généralement des familles à s'envoler vers les palmiers pendant la relâche.

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Se reposer au soleil

Les bonbons d'Halloween ne sont pas encore donnés. La liste des cadeaux de Noël est loin d'être terminée. Et pourtant, les voyageurs qui veulent partir dans le Sud pendant la relâche commencent déjà à y penser. Recherche de beau temps et de chaleur et moments de détente en famille, voilà ce qui les motive généralement à s'envoler vers les palmiers.

«Pour moi, la destination n'est pas importante, mais c'est le temps que l'on passe en famille qui compte», lance d'emblée Vincent Boisvert, père de deux enfants et également spécialiste des voyages en famille pour l'agence Routes du monde ainsi que sur le site voyageenfamille.com.

S'il n'est pas un adepte des formules tout inclus, il n'a jamais rechigné à l'idée de mettre le cap sur une destination soleil à l'occasion du congé de la relâche. Lorsque ses enfants étaient plus jeunes, il faisait un voyage avec son clan une année sur deux. Vincent Boisvert se souvient notamment d'un voyage familial au Guatemala pendant le congé de mars. «Ce sont vraiment des moments parfaits même si ça se fait sur une courte période. Tu te déracines, ajoute-t-il. En une semaine, tu as l'impression d'avoir eu trois semaines de vacances.»

Des suggestions de voyage? «Le Guatemala, la Colombie, l'Amérique centrale, tout ça se fait super bien en mars», note le spécialiste.

Et visiblement, ceux qui souhaitent quitter le Québec pendant cette période commencent déjà à y penser. Isabelle Martin, propriétaire et directrice de Voyages Turquoise en sait quelque chose. «Je travaille déjà sur le dossier de beaucoup de clients pour la relâche, souligne-t-elle. C'est notre plus grosse période après les Fêtes.»

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En réservant tôt, les voyageurs qui optent pour des vacances en mode tout inclus profitent davantage des promotions et s'assurent d'avoir un plus grand choix de destinations.

«Il n'y a pas d'aubaines de dernière minute à la relâche», explique Mme Martin. Elle souligne du même souffle que les deux dernières semaines de février et la première de mars sont très populaires et que les prix sont généralement plus élevés.

Mme Martin souligne néanmoins que plusieurs familles choisissent quand même cette option parce que les formules tout inclus permettent autant aux parents qu'aux enfants de se divertir et de se reposer.

«Les sites hôteliers offrent généralement des infrastructures et des activités adaptées à la famille, comme les clubs pour enfants, les jeux d'eau, les parcs aquatiques, les équipements nautiques et spectacles, ajoute pour sa part Annie Gauthier, porte-parole de CAA-Québec. Pas besoin de planifier et de voir à l'animation. La variété permet aussi d'en offrir pour tous les goûts.»

«On part sans tracas tant d'un point de vue logistique [...] que d'un point de vue budgétaire», ajoute Debbie Cabana, porte-parole d'Air Transat. Elle rappelle du même souffle que, lorsque l'on opte pour une formule tout inclus, les parents n'ont nullement besoin de penser à la préparation des repas.

«Ce voyage nous permet de couper l'hiver en deux en allant chercher chaleur et luminosité, renchérit Annie Gauthier, ce qui manque cruellement au Québec en raison des rigueurs de l'hiver.»

Pourquoi partir en voyage au soleil?

> Pour s'assurer d'avoir du beau temps et de prendre une pause de l'hiver.

> Pour une meilleure planification du budget (dans le cas de ceux qui partent dans un tout-inclus).

> Pour décrocher plus facilement de la routine.

> Pour passer du temps en famille loin des préoccupations.

> Pour permettre aux enfants de découvrir un nouveau pays.

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La relâche scolaire qu'on passe en famille est une excellente occasion d'emmagasiner de précieux souvenirs, estime Linda Pagani, professeure de psychoéducation à l'Université de Montréal.

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«Un investissement pour faire de beaux souvenirs»

Dans la vie, il y a des moments qui s'impriment plus fortement que d'autres dans notre esprit, et qui y restent parfois même pour toujours. La relâche scolaire qu'on passe en famille est une excellente occasion d'emmagasiner de précieux souvenirs, estime Linda Pagani, professeure de psychoéducation à l'Université de Montréal.

«Certaines personnes voient la relâche comme quelque chose de fatigant, mais ça leur fait du bien d'investir du temps avec leurs enfants, même s'ils sont de jeunes adultes», assure Mme Pagani.

La professeure titulaire, qui est aussi chercheuse à l'hôpital Sainte-Justine, s'intéresse aux effets à long terme des caractéristiques de l'environnement familial. Elle pense que les vertus des moments passés ensemble à la relâche ne se tarissent pas avec l'adolescence. «Ça peut être facile de dire: "Ah, il est trop tard maintenant, il ne m'écoute plus." Mais c'est pendant ces moments-là, jusqu'à l'âge de jeune adulte, qu'on peut faire des choses ensemble. C'est un investissement pour faire de beaux souvenirs.»

La cadence

Le monde d'aujourd'hui n'est pas celui d'hier, on le sait. Bien souvent les deux parents travaillent, les impératifs économiques pèsent lourd, et il n'est pas toujours facile de concilier travail et famille. «Les parents vivent une cadence incroyable, qui n'est pas la même que celle qu'ils ont vécue quand ils étaient jeunes. Je suis née en 1964, ma mère était beaucoup plus présente que je ne l'ai été [pour mes enfants]. Les emplois ne sont plus aussi durables qu'avant. Ceux avec une retraite garantie sont de plus en plus rares. Il y a la pression au travail, la numérisation des communications. Les employeurs s'attendent à ce que les employés répondent rapidement. Et même si on ne le leur demande pas, les gens vérifient leurs courriels même quand ils sont en congé», soupèse Mme Pagani. Autant que faire se peut, les parents devraient pouvoir décrocher eux aussi pendant la relâche, conseille-t-elle.

Planifier

La relâche est quelque chose qu'il faut planifier, notamment si on souhaite organiser un voyage familial. Et il faut aussi obtenir des congés, raison de plus pour y penser tôt, croit Mme Pagani. Il faut négocier avec l'employeur, ça fait partie de la préparation, signale-t-elle. Et s'il n'est pas possible d'obtenir toute la semaine, décrocher un jour ou deux, ce serait déjà bien. «Ce n'est pas la quantité qui compte, c'est la qualité», dit-elle.

Téléphones et médias sociaux

Ça y est, on a obtenu une ou quelques journées de congé et on part quelque part, ou on reste à la maison, mais au moins on va pouvoir passer du temps ensemble. C'est très bien, mais si chacun reste rivé sur son téléphone ou son ordinateur, on n'est guère plus avancés. «On devrait aussi planifier ça, le temps consacré aux médias sociaux, pour que tout le monde comprenne qu'on ne va pas passer toute notre journée là-dessus. Ça pourrait être une heure le matin et une heure le soir», suggère Mme Pagani.

Partir ou rester?

Bien sûr, c'est toujours agréable de partir, de changer de décor pour quelques jours, mais si on n'en a pas le temps ou les moyens, il y a mille choses à faire sans avoir à se déplacer très loin. «Être touriste dans sa propre ville, ça ne coûte pas cher», lance Mme Pagani, en se remémorant les visites avec ses enfants au Biodôme et au Jardin botanique, pendant la relâche. Et aussi à la SPCA, d'où ils sont revenus une année avec un chat, une autre avec un chiot. Les enfants en gardent de très bons souvenirs, dit-elle.




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