De toutes les régions du Québec, l'Abitibi-Témiscamingue n'est certainement pas celle qui a fait l'objet du plus grand nombre de guides touristiques. Et encore moins de ces beaux livres destinés à faire rêver.

Violaine Ballivy LA PRESSE

Peut-être parce que pour évoquer avec justesse ce coin plus retiré, aux charmes parfois moins accessibles au premier regard, il fallait quelqu'un «de la place», qui a appris à l'aimer en même temps qu'il découvrait la vie, comme le photographe Mathieu Dupuis.

Le jeune homme a su capter au fil des saisons, jusque dans ses plus petits recoins, une Abitibi et un Témiscamingue méconnus, d'une douceur apaisante qui, oui, donne bien envie de reprendre la 117 vers le nord pour vérifier si la nature est aussi émouvante en vrai que sur papier.

On veut comprendre: comment a-t-on pu passer à côté de telles merveilles lors de nos visites précédentes?

Dommage que les textes ne soient pas de la même qualité: l'auteur a oublié, en prenant la plume, des préceptes qui font aussi recette un appareil photo dans les mains: mieux vaut en mettre un peu moins que trop, éviter de se mettre en scène et garder en tête que la nature est la véritable vedette.

Abitibi-Témiscamingue, Sur la route avec Mathieu Dupuis, photographe, de Mathieu Dupuis, éd. de l'Homme, 224 p., 29,95$.