(Ajaccio, France) Escarmouches dans les rues, bivouac en bord de mer, bal Second Empire et reconstitution de la bataille d'Austerlitz: Ajaccio a remonté le temps cette semaine pour trois journées napoléoniennes qui ont marqué les 250 ans de la naissance de l'Empereur.

Agence France-Presse

Dans les rues de la ville natale de l'Empereur, un spectacle étrange a débuté mardi. Entre deux touristes et un cornet de glace apparaissent, dans la chaleur estivale, des hussards, grognards et chasseurs de la Garde impériale, corsetés dans leur uniforme de laine, ou des dames élégantes en robe Premier Empire.

Les troupes, composées de près de 700 passionnés venus de toute l'Europe, notamment de République tchèque et de Belgique, ont fait un premier défilé mardi en fin de matinée pour lancer les festivités.

«Ajaccio a, en ce mois d'août, rendez-vous avec l'histoire», a annoncé, solennel, Jean-Pierre Aresu, conseiller municipal chargé de la mise en valeur du patrimoine napoléonien de la ville, lors du discours de lancement des journées sur la place principale d'Ajaccio. À ses côtés, Pierre Pugliesi, élu en charge du tourisme, a déclaré officiellement ouvertes ces journées napoléoniennes en criant: «Vive Ajaccio, vive l'Empereur!»

Dans les rues bordées de palmiers, roulements de tambours et tirs assourdissants des mousquets, ces longs fusils qui fonctionnent à la poudre noire, vont se poursuivre avec la reconstitution d'escarmouches et de combats à la citadelle de la ville et dans le centre-ville.

Pendant une heure, une cinquantaine de passionnés ont mimé les combats au corps à corps, avec leurs lots de morts et de blessés. Des conférences sur les prisonniers de guerre durant la Révolution et le Premier Empire ou l'enfance de Napoléon à Ajaccio et des expositions notamment sur le service de santé de la Grande Armée, permettent d'en apprendre davantage sur l'époque et les petits métiers d’alors.

Après les combats, place à la danse avec des bals Premier et Second Empire sur la place du Diamant, au cœur de la ville, ou dans la cour du musée Fesch. Le clou du spectacle est la reconstitution de la bataille d’Austerlitz au Casone, sous la statue de l'empereur, avec l'ensemble des troupes armées.