(Rocamadour) Les voyageurs de passage dans le Lot, département situé à une centaine de kilomètres au nord de Toulouse, peuvent se concocter un parcours aussi éblouissant que varié. Au menu : Cahors, avec son vin costaud, son pont fortifié, ses villages féériques et ses grottes d’un autre temps ; et Rocamadour, la cité médiévale régalant les yeux qui donne son nom à un délicieux fromage de chèvre.

Publié le 14 juin
Sylvain Sarrazin
Sylvain Sarrazin La Presse

Saint Cirq Lapopie, plein de magie

  • Le village peut être admiré sous divers angles.

    PHOTO SYLVAIN SARRAZIN, LA PRESSE

    Le village peut être admiré sous divers angles.

  • Des petits vestiges sont parsemés au gré des ruelles.

    PHOTO SYLVAIN SARRAZIN, LA PRESSE

    Des petits vestiges sont parsemés au gré des ruelles.

  • Le village a été bâti à flanc de falaise.

    PHOTO SYLVAIN SARRAZIN, LA PRESSE

    Le village a été bâti à flanc de falaise.

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Avant de prendre la route, première leçon de prononciation : ne laissez pas le titre de cet article vous conduire sur une fausse piste et dites « Lotte ». Notre première étape, à une vingtaine de kilomètres de Cahors, constituera notre deuxième leçon de diction : renseignement pris, c’est bien « Saint Sire Lapopie » qu’il faut dire. Derrière ce curieux nom se cache l’un des plus beaux bourgs du pays (élu village préféré des Français en 2012), perché sur sa colline et offrant des panoramas imprenables sur la vallée du Lot et sa rivière éponyme. On se balade au gré des belvédères et de ruelles d’époque au charme fou, cerné par des maisons datant du XIIe au XVsiècle. On y compte 13 monuments historiques (l’office du tourisme peut fournir un petit guide gratuit), dont l’église fièrement dressée sur son rocher – fondation en forme de mamelle, traduit par « la popa » en langue locale. On vous laisse percer ses autres mystères toponymiques et touristiques.

Consultez le site du village de Saint Cirq Lapopie

La grotte du Pech Merle

  • Des peintures rupestres peuvent être observées sur certaines parois de la grotte.

    PHOTO P. CABROL, FOURNIE PAR LE CENTRE DE PRÉHISTOIRE DU PECH MERLE

    Des peintures rupestres peuvent être observées sur certaines parois de la grotte.

  • Les formations géologiques sont fascinantes.

    PHOTO P. CABROL, FOURNIE PAR LE CENTRE DE PRÉHISTOIRE DU PECH MERLE

    Les formations géologiques sont fascinantes.

  • Une main préhistorique immortalisée au pochoir.

    PHOTO P. CABROL, FOURNIE PAR LE CENTRE DE PRÉHISTOIRE DU PECH MERLE

    Une main préhistorique immortalisée au pochoir.

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Cap vers le nord, en direction du village de Cabrerets, où l’on trouve l’entrée de la grotte du Pech Merle (leçon numéro trois : « Pèche Merle »). Si Saint Cirq Lapopie nous replonge à l’époque médiévale, descendre dans cet antre vous propulse directement à l’ère préhistorique. Découvert en 1922, le dédale fascine autant par ses splendides concrétions que par les nombreuses peintures rupestres laissées il y a 20 000 ans par nos ancêtres, superbement conservées. Arts humains et beautés géologiques forment un tableau captivant, où représentations de mammouths et de chevaux côtoient stalactites et colonnes naturelles. Le nombre de visites quotidiennes est très limité et les réservations sont impératives (14 €, soit 19 $, pour un adulte). Ouvert tous les jours d’avril à novembre. Les photos y sont interdites.

Consultez le site de Pech Merle

Tomber amoureux de Rocamadour

  • La vue sur Rocamadour au détour d’un virage a de quoi couper le souffle.

    PHOTO SYLVAIN SARRAZIN, LA PRESSE

    La vue sur Rocamadour au détour d’un virage a de quoi couper le souffle.

  • Des édifices du village ont été sertis à même la falaise.

    PHOTO SYLVAIN SARRAZIN, LA PRESSE

    Des édifices du village ont été sertis à même la falaise.

  • La lumière éclaire différemment Rocamadour selon l’heure de la journée.

    PHOTO SYLVAIN SARRAZIN, LA PRESSE

    La lumière éclaire différemment Rocamadour selon l’heure de la journée.

  • Depuis le village en contrebas, on voit se profiler un clocher.

    PHOTO SYLVAIN SARRAZIN, LA PRESSE

    Depuis le village en contrebas, on voit se profiler un clocher.

  • Une chapelle a été érigée contre la falaise.

    PHOTO SYLVAIN SARRAZIN, LA PRESSE

    Une chapelle a été érigée contre la falaise.

  • La vue du sommet est panoramique.

    PHOTO SYLVAIN SARRAZIN, LA PRESSE

    La vue du sommet est panoramique.

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Difficile de décrire l’éblouissement qui vous saisit, au détour d’un virage, lorsque le site de Rocamadour prend soudainement d’assaut vos pupilles. On parle souvent de cités médiévales françaises, mais celle-ci sort clairement du lot (sans mauvais jeu de mots) : bâtie à flanc de falaise, elle s’accroche comme par magie au roc en s’élevant jusqu’à 150 m, lui donnant des airs d’Abou Simbel ou de Pétra, en version géante européenne. Rocamadour est constitué de plusieurs strates, dont un village au pied de la falaise, un château à son sommet et, entre les deux, une basilique où les pèlerins affluaient jadis. On y trouve en effet une crypte où ont été entreposées les reliques de l’ermite saint Amadour en 1166, ainsi qu’une chapelle dédiée à la Vierge noire, érigée en 1479. Chaque été, un festival de musique sacrée y est organisé (en 2022, il est prévu du 15 au 26 août), tandis que des montgolfières décollent et flottent dans les hauteurs de la cité en automne (évènement prévu les 24 et 25 septembre).

Consultez le site de Rocamadour