(Cité du Vatican) Les musées du Vatican, qui incluent la célèbre chapelle Sixtine, ont annoncé samedi leur réouverture à partir de lundi, après avoir été fermés pendant 88 jours en raison des restrictions liées à la pandémie.

Agence France-Presse

Il s’agit de la plus longue fermeture depuis la Seconde Guerre mondiale. Les collections seront visibles du lundi au samedi, mais les visiteurs devront réserver leurs billets et se verront attribuer des créneaux horaires.

Les conservateurs ont profité de la fermeture, imposée dans le cadre des mesures prises par le gouvernement italien pour endiguer la propagation du coronavirus, pour effectuer des travaux d’entretien et de restauration.

Ils ont notamment procédé au minutieux dépoussiérage des fresques du XVe siècle ornant les murs latéraux de la Chapelle Sixtine, joyau des musées qui attire quelque six millions de visiteurs par an.

« Les musées du pape vous attendent avec plaisir », ont annoncé les musées dans un communiqué.

Cette annonce fait suite à l’annonce par l’Italie d’un assouplissement des restrictions liées à la COVID-19, toutes les régions du pays sauf cinq ayant été placées dans la catégorie « jaune », à faible risque, à partir de lundi. Cela permet aux bars et aux restaurants de rouvrir pendant la journée, de même que les musées.

Le Colisée et le Forum de Rome devraient également rouvrir ce lundi, mais les deux sites resteront fermés le week-end.

PHOTO ALESSANDRA TARANTINO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Vue sur le forum de Trajan

La Sicile et la Sardaigne, les régions d’Ombrie (centre), des Pouilles (sud) et la province autonome de Bolzano (nord) sont les seules régions soumises à partir de lundi à des restrictions plus strictes, matérialisées par des zones « orange », à risque moyen.

L’ensemble de la péninsule reste toutefois concerné par un couvre-feu nocturne, tandis que le service à la table dans les bars et restaurants doit se terminer à 18 heures.

L’Italie a été le premier pays européen à faire face à la pandémie au début de l’année 2020. Un confinement national, l’effondrement du commerce lié au tourisme et les fermetures généralisées ont plongé depuis lors la troisième économie de la zone euro dans une profonde récession, alors que près de 88 000 personnes sont décédées des suites du virus.