(Paris) Le Parc Astérix a annoncé lundi la fermeture de son Delphinarium, qui comptait huit dauphins, alors que la proposition de loi contre la maltraitance animale visant à interdire la détention de cétacés doit être débattue mardi à l’Assemblée nationale.

Agence France-Presse

Dans un communiqué publié sur son site, le Delphinarium du célèbre parc d’attractions situé dans l’Oise, datant de 1989, indique que cette « décision de fermeture repose sur la volonté de se concentrer sur son activité historique de parc d’attractions ».

« Nous y réfléchissons depuis des années. Je dirais même que la décision a été prise depuis trois ans », a affirmé lundi au Parisien le directeur général du parc, Nicolas Kremer.

Mardi débutera à l’Assemblée nationale l’examen en première lecture de la proposition de loi de lutte contre la maltraitance animale. Ce texte prévoit notamment que la détention et la reproduction des cétacés en captivité soient interdites, tout comme leur participation à des spectacles. En France, trois établissements en possèdent : Parc Astérix, Planète Sauvage, Marineland.

Les huit dauphins du Parc Astérix seront « transférés lors du premier trimestre 2021 dans des delphinariums parmi les 27 européens reconnus par les instances scientifiques et gouvernementales, répondant aux meilleurs critères de bien-être animal énoncés par l’Association européenne des zoos et aquariums (EAZA) et respectant les impératifs de l’Association européenne des mammifères aquatiques (EAAM) quant à la juste mixité génétique », indique le parc détenu par le groupe Compagnie des Alpes.

Il souligne qu’« après études des options et à la lumière de nos nombreux échanges avec les experts scientifiques et les vétérinaires compétents, il est apparu qu’aucun site ou programme de réintroduction ne présentait les garanties requises » pour les dauphins nés en bassin ou y vivant depuis près de 30 ans.

« Par leur âge, leur origine majoritairement captive et l’éloignement géographique de leurs populations d’origines, ces dauphins ne pouvaient pas être considérés comme des animaux pouvant faire l’objet d’un programme de réintroduction offrant toutes les certitudes quant à leur sécurité », poursuit le Parc Astérix.

Pour Nicolas Kremer, « c’est la solution qui est apparue la meilleure pour leur assurer de bonnes conditions de vie. La réintroduction en milieu naturel est impossible pour ces animaux élevés en captivité. Les sanctuaires marins sont seulement à l’état de projets », a-t-il déclaré au Parisien, précisant que « 50 % des visiteurs » venaient voir le spectacle avec les dauphins.

Fermé en raison des restrictions liées à l’épidémie de COVID-19, le parc — qui accueille plus de 2 millions de visiteurs à l’année — a programmé sa réouverture pour le 3 avril.