(Berlin) Le gouvernement italien appelle les Allemands à venir passer cet été leurs vacances sur son territoire et assure n’avoir vu « aucune indifférence » de la part de Berlin pendant la crise sanitaire malgré les désaccords budgétaires.

Agence France-Presse

« Venez passer vos vacances en Italie. Venez visiter nos plages, nos côtes, nos villages de montagne, goûter notre cuisine. Nous sommes prêts à vous accueillir avec notre sourire », assure le chef de la diplomatie italienne, Luigi Di Maio, dans le quotidien populaire Bild.

« Nous sommes tous le même peuple européen », selon lui.

Avec une baisse significative des cas de nouveau coronavirus, l’Italie « est prête à recevoir les touristes européens avec la sécurité qu’ils méritent », assure-t-il, alors que l’Italie fait partie des destinations estivales privilégiées des Allemands avec la Croatie et l’Espagne.

« De la mi-juin à septembre, il sera possible de voyager en Italie sans aucun problème, en toute sécurité et liberté », ajoute M. Di Maio, issu du parti anti-establishment Cinq Étoiles.

« Le fait que nos établissements de santé soient efficaces, que nous ayons mis en place un système de suivi des infections et que des protocoles sanitaires clairs soient en place dans les établissements d’hébergement joue un rôle », plaide le ministre des Affaires étrangères.

Il n’y aura pas de restrictions, enchaîne M. Di Maio : « À l’extérieur, il n’y aura pas d’obligation de porter de masque, mais il sera nécessaire de garder la distance sociale, de sorte que les plages seront probablement moins fréquentées ».

« Les chaises longues et les parasols seront plus éloignés les uns des autres, mais tout le monde pourra aller à la mer », détaille-t-il.

En 2018, quelque 12,2 millions d’Allemands avaient passé leurs vacances en Italie, soit environ 10 % du total des visiteurs, selon l’institut de statistiques allemand Statista.

Le gouvernement d’Angela Merkel, la chancelière en tête, a cependant fermement déconseillé aux Allemands de partir en vacances à l’étranger cet été.

M. Di Maio juge en outre, malgré les désaccords budgétaires durant la crise de la COVID-19 entre Berlin et Rome, que l’Allemagne a joué le jeu de la solidarité.

« De nombreux pays nous ont aidés, y compris l’Allemagne, ce dont nous leur sommes reconnaissants. Je n’ai vu aucune indifférence de la part de Berlin, au contraire : l’Allemagne a accepté nos patients dans nos moments les plus difficiles », conclut le ministre.