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Les phares du Saint-Laurent: Pointe-au-Père

La lumière de Pointe-au-Père est visible, par temps... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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La lumière de Pointe-au-Père est visible, par temps clair, à quelque 30 km à la ronde.

Photo Bernard Brault, La Presse

(RIMOUSKI) La plupart des phares du Québec ne guident plus les bateaux, mais un certain nombre d'entre eux restent ouverts au public pour une visite, un repas ou une nuitée. La Presse vous en présente quatre qui font partie de la Route des phares.

Une tour, une lumière, du rouge et du blanc: sur papier, on pensera que voir un phare, c'est voir tous les phares, alors qu'à l'épreuve de la réalité, leur diversité architecturale est peut-être la plus belle surprise d'une virée le long du fleuve Saint-Laurent.

Du lot, le phare de la Pointe-au-Père est probablement le plus surprenant : un poulpe géant aux huit bras de béton armé, plantés dans le sol pour soutenir à 33 m de hauteur sa lumière salutaire pour les navires remontant le Saint-Laurent, au large de Rimouski. Inauguré en 1909, il est, à l'époque, l'un des premiers édifices du genre et de cette envergure en béton armé, une technique qui n'est alors pas encore tout à fait maîtrisée: quand sa construction débute, le béton n'est utilisé que depuis trois ans pour l'édification des phares.

On a choisi le matériau pour sa durabilité - le bois utilisé pour la plupart des autres phares ne fait pas bon ménage avec les flammes -, mais il n'a pas tenu sa promesse d'être «sans entretien». Des travaux de réfection importants devront être entrepris en 1980 pour colmater des fissures et des joints qui ne sont plus étanches (on a projeté une couche de 5 cm de béton à l'intérieur et à l'extérieur des murs). Sa silhouette unique a malgré tout été soigneusement préservée.

Le phare de la Pointe-au-Père est le deuxième... (Photo Bernard Brault, La Presse) - image 2.0

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Le phare de la Pointe-au-Père est le deuxième en hauteur au Canada, dépassé seulement par celui de Cap-des-Rosiers.

Photo Bernard Brault, La Presse

Aujourd'hui, un seul phare au Canada est plus haut que celui de Rimouski: le phare de Cap-des-Rosiers. La lumière de Pointe-au-Père est visible, par temps clair, à quelque 30 km à la ronde. 

Géré par Parcs Canada, ce «lieu historique national» protégé est aussi l'un des phares où il y a matière à s'attarder le plus longtemps. Il y a plusieurs bâtiments à visiter sur le site - la maison du gardien, le bâtiment pour la corne de brume, etc. -, qui ne sont plus toujours d'époque, mais où l'on présente des expositions instructives, les plus complètes de la route des Phares. On peut aussi grimper l'escalier en colimaçon de 132 marches, jusqu'au sommet de la tour.

Et puis, on retrouvera aussi, ici, un musée consacré à la plus grande tragédie navale de l'histoire du Canada, le naufrage de l'Empress of Ireland, au large des côtes de Pointe-au-Père. Puis l'on pourra visiter le sous-marin Onondaga, transformé en musée en 2009 après avoir sillonné le fleuve Saint-Laurent pendant un peu plus de trois décennies. Un arrêt qui plaira aux plus passionnés de l'histoire maritime canadienne.

Sa structure de béton armé lui donne une... (Photo Bernard Brault, La Presse) - image 3.0

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Sa structure de béton armé lui donne une silhouette surprenante de poulpe géant.

Photo Bernard Brault, La Presse

Un peu d'histoire

La mission des phares du Québec a bien changé avec les années. Lueurs salvatrices des navires d'autrefois, qu'ils préservaient du naufrage, ils servent désormais à attirer les touristes. En 2015, Pêches et Océans Canada a en effet cédé quelque 70 phares à des municipalités, des citoyens ou des organisations, sur un total de 948 mis en vente pour 1 $ en 2010. De la quarantaine de phares «traditionnels» qui émaillent les rives du Saint-Laurent, une vingtaine se sont depuis regroupés pour former la Route des phares.

«Avant, il y avait des gardiens de phare [payés par l'État], qui s'occupaient de leur entretien. Maintenant, cela repose souvent sur des bénévoles, des petits OBNL qui font de leur mieux, mais qui ont peu de moyens», explique Jean Cloutier, pilote de navire et expert de l'histoire des phares. Certains sont menacés de disparaître, croit-il, à commencer par les plus petits, situés dans des îles du fleuve Saint-Laurent. D'où l'importance de s'attarder pour admirer les plus beaux et visiter ceux qui sont encore ouverts au public.

Le phare de Pointe-au-Père

> Emplacement: Rimouski

> Année de construction: 1909

> Ouvert: jusqu'au 8 octobre

> Visites guidées: 4 $ pour le phare seulement, gratuit pour les moins de 18 ans




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