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Parcs régionaux: y'a pas que la SEPAQ

Le ski de fond dans un parc régional... (Photo fournie par l'Association des Parcs régionaux du Québec)

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Le ski de fond dans un parc régional

Photo fournie par l'Association des Parcs régionaux du Québec

Cette journée de raquette est superbe : le silence de l'hiver, un ciel d'un bleu profond, de la belle neige poudreuse. Ici et là, on peut voir des traces de loutres qui se sont amusées à glisser. Les raquetteurs commencent cependant à ressentir de la fatigue et c'est avec bonheur qu'ils arrivent enfin au refuge, un joli bâtiment de bois juché en haut de montagne, offrant une vue spectaculaire. Les raquetteurs s'en promettent : un bon repas entre amis, une bonne nuit de sommeil.

Sont-ils dans un parc de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) ? Non, pas du tout. Ils passent la fin de semaine dans le parc régional de la Montagne du Diable, à Ferme-Neuve.

Parallèlement au réseau des parcs de la SEPAQ, il existe un grand nombre de parcs régionaux qui se spécialisent dans les activités de plein air.

« On évalue qu'il y a entre 150 et 175 parcs régionaux dans la province indique Pierre Gaudreault, directeur général de l'Association des parcs régionaux du Québec (PaRQ). Toutefois, le ministère des Affaires municipales du Québec n'en reconnaît que 17. »

C'est d'ailleurs en partie pour discuter d'un élargissement des critères de reconnaissance que les parcs régionaux ont créé leur association, en 2014.

C'est aussi pour échanger sur les problématiques communes ainsi que sur les meilleures façons de faire.

« On travaille à se faire connaître par le milieu, par les visiteurs, par les bailleurs de fonds éventuels, indique David Lapointe, directeur général des Parcs régionaux de la Matawinie et membre du comité fondateur de PaRQ. C'est plus facile quand on travaille dans un regroupement comme ça que quand on travaille chacun de notre côté. »

Moins de règlements

À première vue, les grands parcs régionaux offrent le même genre d'activités de plein air que les parcs de la SEPAQ : randonnée, camping, hébergement en refuge, etc. Il y a toutefois bien des différences entre les deux types de parcs, à commencer par des règlements un peu moins stricts du côté des parcs régionaux.

« C'est moins réglementé que dans un parc national. Les parcs régionaux sont des territoires voués à la pratique d'activités de plein air, et non pas à la conservation et à l'éducation à l'environnement, comme un parc national. »

- Pierre Gaudreault, DG de l'Association des parcs régionaux du Québec

Il y a évidemment un certain niveau de protection du territoire dans les parcs régionaux, mais on se montre moins restrictif quant aux activités proposées. Un bon nombre de ces parcs accueillent les chiens depuis bien longtemps.

« Quand la SEPAQ est allée de l'avant avec son projet-pilote dans certains de ses parcs, elle s'est tournée du côté des parcs régionaux pour voir comment ça se passait », note M. Lapointe.

Plusieurs parcs régionaux accueillent le vélo de montagne. Certains permettent les véhicules hors-piste dans des secteurs précis. Il peut également y avoir des activités de coupe de bois dans des parcs établis sur des terres de la Couronne.

Les parcs régionaux sont très différents les uns des autres. Certains, comme la côte Boisée, à Terrebonne, sont minuscules. Certains sont gérés par des municipalités, d'autres, par des organismes sans but lucratif.

Une approche régionale

La plupart sont des initiatives locales. « Pas parce que c'est des territoires avec un fort potentiel écologique de protection, pas parce qu'il y a une espèce en péril, mais parce qu'il y a un fort potentiel de plein air ou un fort potentiel visuel », dit M. Lapointe.

Il donne l'exemple de la Forêt Ouareau. « C'est une petite armée de bénévoles qui a décidé d'ouvrir un réseau de ski de fond il y a 30 ans. Ça a évolué avec le temps. Ça a fini par devenir plus gros. »

Pour l'ensemble des parcs, l'approche est décidément régionale. « Comme nous sommes connectés directement aux municipalités, nos retombées doivent se faire localement. L'embauche est locale, les achats sont locaux, il y a souvent des tarifs citoyens qui s'appliquent, note M. Lapointe. Ces territoires s'ouvrent d'abord à la population locale. Après, on cherche à développer la clientèle touristique. »

L'autre grande différence entre les parcs nationaux et les parcs régionaux, c'est évidemment le financement. Les parcs régionaux ne reçoivent pas d'aide du gouvernement provincial ou fédéral.

« Souvent, nous recevons la clientèle des grosses villes, mais nous sommes de petites municipalités qui doivent tenir à bout de bras de grands réseaux d'infrastructures, des centaines de kilomètres de sentiers, des passerelles, des refuges, souligne M. Lapointe. Il y a un équilibre qui est difficile à maintenir. Le financement, c'est le nerf de la guerre. »

En chiffre...

3,5 cm C'est la longueur que peuvent atteindre les puissantes griffes du harfang des neiges.




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