Chaque été, les touristes débarquent au Québec. En 2012, le beau temps en a attiré une fois de plus un grand nombre. Mais que sait-on au juste de ces visiteurs? Éléments de réponse...

Mis à jour le 25 oct. 2012
Marie-Eve Morasse LA PRESSE

Une promenade au sommet du mont Royal en plein été ou au coeur du Vieux-Québec permet d'entendre de multiples langues et accents. Mais les touristes qui visitent le plus la province se fondent parfaitement dans la masse: ce sont les Québécois eux-mêmes, qui représentent plus de 87% de la clientèle de l'industrie, selon le Plan de développement de l'industrie touristique 2012-2020 déposé en juin par le ministère du Tourisme.

«Tout marché touristique est d'abord un marché de proximité, dit Claude Péloquin, directeur des études à la chaire de tourisme Transat de l'UQAM. Le marché du Québec demeure notre vache à lait, mais ce qui est intéressant d'un point de vue économique, c'est d'attirer des visiteurs de l'extérieur pour amener de l'argent neuf.»

Les visiteurs internationaux comptent pour 5,6% des touristes, selon ce même Plan. Dans le lot, ce sont évidemment les Américains qui nous visitent le plus. Mais leur nombre n'a cessé de baisser depuis 2004, connaissant un recul de près de 36%.

Claude Péloquin affirme qu'il s'agit d'un «marché difficile» et cite quelques facteurs pour expliquer cette diminution de touristes venus du sud de la frontière, notamment la force du dollar canadien, la crise économique et le défi de renouvellement de l'offre touristique québécoise. La nécessité d'avoir un passeport pour entrer au pays y serait également pour quelque chose.

Des Chinois en visite

Lorsqu'ils doivent traverser un océan pour venir nous visiter, c'est de France qu'arrivent majoritairement les touristes, suivi du Royaume-Uni. Au cours des dernières années toutefois, une affluence de touristes en provenance d'Asie ou du Brésil se fait sentir. Le Québec reçoit maintenant environ 40 000 touristes chinois par année, dit M. Péloquin, un marché qui a presque doublé depuis 2008.

«Les marchés émergents sont très porteurs, dit Claude Péloquin. Les Chinois qui visitent le Québec sont rendus aussi nombreux que des marchés de longue date comme la Suisse, par exemple.»

Mais peu importe d'où ils viennent, la plupart des touristes internationaux auront un aperçu de la métropole: plus de 60% d'entre eux entrent au Québec en passant par Montréal.