De Cap-Chat à la vallée de la Matapédia, en passant par Percé et la baie des Chaleurs, 11 municipalités de la péninsule gaspésienne servent de lieux d'exposition aux premières Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie, qui se tiennent depuis jeudi jusqu'au 19 septembre. Au programme de ce rendez-vous unique: plus de 25 expositions mettant en vedette une vingtaine de photographes du Québec, de la Chine et de la Suisse, sur le thème «Vivre ici... vivre ailleurs».

Simon Diotte LA PRESSE

L'organisateur des Rencontres, Claude Goulet, a convaincu plusieurs photographes de grande renommée à y participer. Benoît Aquin, lauréat d'un précieux prix à l'international (le Pictet), présente à Carleton ses oeuvres sur la désertification de la Chine. À Cap-Chat, Jean-François Bérubé expose ses fameux clichés d'athlètes olympiques tandis qu'à Chandler, Roger Lemoyne, photojournaliste bourlingueur, présente une rétrospective de son travail des 12 dernières années en Irak, au Kosovo, au Rwanda et en Israël. Des images fortes en perspective.

Autre exposition à ne pas manquer: le minuscule village de Marsoui, qui compte 300 habitants, accueille une exposition de Gabor Szilasi, photographe montréalais d'origine hongroise qui fait actuellement l'objet d'une rétrospective au Musée national des beaux-arts du Canada! «M. Szilasi a vécu une semaine à Marsoui pour prendre en photo les gens dans leur vie quotidienne. Pour respecter le sens de sa démarche, nous avons choisi de présenter ses oeuvres dans une maison du village, pour faire comme si on entrait dans l'intimité de ces Gaspésiens», explique M. Goulet.

En plus des expositions, plusieurs activités grand public sont à l'affiche pendant les cinq semaines des Rencontres, comme la projection de photos à la belle étoile en présence des photographes. «Par exemple, Pierre Lahoud, spécialiste de la photo aérienne, nous invite au sommet du mont Saint-Pierre pour nous présenter son livre, La Gaspésie vue du ciel», dit M. Goulet.

L'évocation des lieux d'exposition fait rêver: dans un parc face à la mer, sous un pont couvert ou encore dans une ancienne église. Ici, la photo sort du musée. Et en toile de fond, toujours cette Gaspésie si photogénique. À voir.

Info: www.rencontresgaspesie.ca