Les territoires et établissements de la SEPAQ offrent de multiples occasions de profiter des plaisirs hivernaux dans la région de Québec. On y trouve par exemple plusieurs kilomètres de sentiers de neige folle ou damée qui sont mis à la disposition des raquetteurs, des skieurs de randonnée ou des skieurs nordiques. Ils peuvent y faire une escapade d'un ou de plusieurs jours, dormir en auberge, en chalet, en yourte et même dans le célèbre hôtel de glace...

Mis à jour le 23 févr. 2010
Sylvie Ruel LA PRESSE

En compagnie des représentants de la SEPAQ, nous avons commencé notre escapade dans la région à la Station touristique Duchesnay, à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, où l'Hôtel de glace célèbre cette année son 10e anniversaire. Cette cathédrale de glace de 3000 m2 qui s'évanouira sous les chauds rayons printaniers est plus belle que jamais. Pour souligner ce 10e anniversaire, on y a construit un grand igloo, unique en Amérique du Nord.

 

Les plus jeunes de notre groupe ont choisi de passer la nuit au congélateur, alors que les autres ont préféré le confort douillet de l'Auberge (quatre étoiles) qui surplombe le lac Saint-Joseph. L'hébergement se fait aussi en pavillon et en chalet. Après le petit-déjeuner, quelques-uns ont opté pour la raquette, alors que les autres ont choisi le ski de randonnée. Le territoire de la station est balisé de 20 km de sentiers pour la raquette et de 79 km pour le ski de randonnée. Qui plus est, il constitue un véritable terrain de jeux, car on y offre aussi une foule d'activités hivernales, telles la motoneige, la glissade, pêche blanche et le traîneau à chiens.

Et quel bonheur, après une journée de ski, d'aller se détendre au spa Tyst Trädgard. On vous accueille individuellement et non en groupe. Vous alternez à répétition le bain chaud et la chute d'eau glacée, que vous faites suivre d'une séance de repos et d'un bon massage.

Camp Mercier

Le lendemain, nous sommes partis en direction du camp Mercier, dans la réserve faunique des Laurentides, à 95 km de Québec. La thermomètre indiquait -38 °C au réveil, mais le soleil aidant, la température avait grimpé à notre arrivée sur le site. Situé en haute altitude, le camp Mercier bénéficie d'excellentes conditions de neige: la saison débute à la mi-novembre et se prolonge jusqu'au 20 avril. Ce territoire est le rendez-vous des skieurs de randonnée qui y trouvent 54 km linéaires de ski de fond (42 km pour le pas classique et 12 km pour le pas de patin) pour un total de 120 km enchevêtrés, avec accès à cinq refuges chauffés.

Les fervents de la raquette ne sont pas en reste, puisque l'endroit offre 22 km linéaires de raquette pour un réseau de plus de 40 km de sentiers, avec accès à trois refuges chauffés. Les raquetteurs peuvent grimper jusqu'à 1000m d'altitude et bénéficier de superbes points de vue. «Nous améliorons chaque année le réseau de sentiers de raquettes» mentionne Sylvain Boucher, directeur de la réserve faunique des Laurentides. Ce jour-là, le ciel était d'un bleu impeccable et nous avons plongé au coeur d'un paysage magnifique, où les sapins étaient chargés de neige.

Puis nous avons passé la nuit dans les chalets du secteur Devlin, complètement rénovés, en bordure du petit Lac-à-l'Épaule. «Au cours des dernières années, 2,7 millions de dollars ont été investis pour l'amélioration de l'hébergement, précise le directeur de la Réserve. Aujourd'hui, une vingtaine de chalets peuvent accueillir jusqu'à 80 personnes.» Autre nouveauté: une piste de ski de fond et une piste de raquette relient maintenant le secteur des chalets Devlin au réseau de sentiers du camp Mercier. Donc, pas besoin de voiture pour s'y rendre.

Parc national de la Jacques-Cartier

Puis, toujours par la route 175, nous avons rejoint le parc national de la Jacques-Cartier, qui est à seulement 25 minutes du centre-ville de Québec. Le parc est ouvert en hiver depuis cinq ans et l'activité vedette est la raquette. On y trouve cinq sentiers totalisant une vingtaine de kilomètres. Certains d'entre nous ont emprunté le sentier de l'Éperon, qui grimpe jusqu'au sommet de la montagne de l'Épaule, et sont revenus enchantés des magnifiques points de vue qu'offre le parcours sur la vallée.

Cet hiver, on offre les samedis soir un parcours en raquettes à la lueur des flambeaux en bordure de la rivière Cachée, suivie d'une causerie autour de l'univers du loup et d'une dégustation de portos et de chocolats. Cette soirée «choco, porto et louveteaux» est offerte jusqu'au 13 mars. Et ce n'est pas tout: les fervents du ski nordique ont accès à partir du camp Mercier à 55 km de sentiers (trois jours de randonnée avec hébergement en chalet ou en yourte). Et les amateurs de randonnée pédestre ont à leur disposition un sentier de 11 km, le long de la rivière Jacques-Cartier.

Nous avons dormi là-bas dans une yourte, l'habitation des nomades de l'Asie centrale. Plus douillette que le camping, la yourte est ronde et offre une vue sur le ciel. Elle est munie d'un plancher de bois, d'un poêle à bois, qu'il ne faut pas oublier de chauffer pendant la nuit, d'une cuisinière et d'un frigo. Dans le parc, cinq yourtes situées tout près de la rivière Jacques-Cartier sont à la disposition des visiteurs. Un service de transport des bagages est offert.

Pour info et réservations: www.sepaq.com ou 1-800-665-6527

Les frais de ce reportage ont été payés par la SÉPAQ