«La guerre, la guerre, c'est pas une raison pour se faire mal.» Qui ne connaît pas cette réplique du film La guerre des tuques»? Eh bien, vous risquez de l'entendre à nouveau cet hiver, car à la Station touristique Duchesnay, on a décidé de reconstituer les batailles épiques de ce film pour en faire une activité de «team building».

Simon Diotte, collaboration spéciale LA PRESSE

Cependant, oubliez les balles de neige injectées de peinture, les Luc Chicoine, Sophie Tremblay et François «Les lunettes» des Temps modernes utiliseront à la place des balles de plastique mou (des balles antistress) afin d'éviter les blessures.

 

C'est Marie-Claude Blais, responsable des activités à la Station touristique Duchesnay, un centre de villégiature situé près de Québec et géré par la SEPAQ, qui a eu l'idée de transposer cette guerre cinématographique dans le monde réel.

«On cherchait à créer une nouvelle activité pour répondre aux besoins de la clientèle corporative. Il nous fallait donc un concept qui servirait à créer des liens entre les participants», raconte-t-elle.

La guerre, même avec des boules de neige, demeure une excellente façon de faire de la consolidation d'équipe. À condition de ne pas tomber en amour avec une personne du camp ennemi, mais ça, c'est une autre histoire...

Beaucoup de plaisir

L'hiver dernier, l'activité La guerre des tuques, en période de rodage, n'a été offerte qu'une seule fois. Dominique Côté, adjointe administrative chez Desjardins, l'a testée. Elle a adoré. «On a bien rigolé!» se souvient-elle.

Outre le plaisir immense qui en découle, l'avantage de cette activité, selon Mme Côté, est d'avoir permis aux participants de découvrir ce centre de villégiature. «Dans les rencontres d'affaires, on a rarement le temps de visiter les lieux, car on est toujours en réunion. La guerre des tuques nous a permis de découvrir le terrain, en jouant dans la forêt», raconte-t-elle.

Les règles du jeu: les participants, au nombre de 15 à 60, bataillent pour conquérir le fort de l'équipe adverse. Mais, pour y parvenir, ils doivent user de stratégies et donc, travailler en équipe.

Contrairement au film, les équipes sont à forces égales et deux forts, avec des murs de six pieds de hauteur - un peu moins que dans le film - sont érigés. Pour gagner la bataille, les participants doivent atteindre, avec leurs balles de plastique, les 14 cibles disposées sur les remparts. Les assaillants qui sont touchés par une balle doivent être secourus par la Croix-Rouge. Ils sont par la suite ramenés à leur fort où ils sont réanimés afin de reprendre le combat.

Avant la guerre totale, les participants doivent trouver un code et une clé dans la forêt afin d'ouvrir le coffre-fort situé dans la chambre secrète du château fort. Celui-ci contient un contenu précieux: les 200 balles permettant de livrer le combat. Les deux équipes doivent donc faire vite pour trouver la combinaison si elles veulent être en mesure de se défendre et d'attaquer.

L'activité exige une bonne forme physique, car il faut se déplacer dans la neige en esquivant les balles. Cependant, les pacifistes comme Ti-Guy La lune et son cousin, Daniel Blanchette, de Victoriaville, peuvent assister à la guerre en s'installant confortablement, assis avec des couvertures, près de la zone de combat.

La guerre des tuques est destinée principalement à la clientèle corporative mais, pendant les vacances de Noël et la semaine de relâche scolaire, la clientèle de la Station touristique Duchesnay pourra y participer. Parions qu'il y aura autant de trentenaires nostalgiques que d'enfants qui s'y inscriront.