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Riga: les quartiers de la belle insoumise

  • Les clochers de la vieille ville accueillent les visiteurs qui arrivent au pont Vansu. (Photo Stéphanie Morin, La Presse)

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    Les clochers de la vieille ville accueillent les visiteurs qui arrivent au pont Vansu.

    Photo Stéphanie Morin, La Presse

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  • Le marché central, installé dans d'anciens hangars à zeppelin. (Photo Stéphanie Morin, La Presse)

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    Le marché central, installé dans d'anciens hangars à zeppelin.

    Photo Stéphanie Morin, La Presse

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  • Riga compte plus de 750 bâtiments de style Art nouveau. (Photo Stéphanie Morin, La Presse)

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    Riga compte plus de 750 bâtiments de style Art nouveau.

    Photo Stéphanie Morin, La Presse

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  • Une statue du chevalier Roland veille sur Ratslaukums. (Photo Stéphanie Morin, La Presse)

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    Une statue du chevalier Roland veille sur Ratslaukums.

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  • Mitaines tricotées à la main et vendues au marché. (Photo Stéphanie Morin, La Presse)

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    Mitaines tricotées à la main et vendues au marché.

    Photo Stéphanie Morin, La Presse

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(Riga) C'est la plus grande - et la plus citadine - des trois capitales baltes, mais Riga a des dimensions parfaites pour qui aime flâner. Visite des quartiers de cette ville aux nombreux visages qui a tenu tête à des occupants venus de toutes parts.

Vegriga, la vieille ville

Rien ne sert de se presser quand on visite le centre médiéval de Riga. Peu importe la direction empruntée, ce sont les étroites ruelles pavées qui dictent le trajet. Le promeneur n'a qu'à se laisser guider - en se perdant forcément - dans ce labyrinthe largement piétonnier, entre places animées et églises au haut clocher.

Sur la place de l'hôtel de ville, les marcheurs s'arrêtent inévitablement pour admirer l'emblématique maison des Têtes noires, sa façade d'inspiration néerlandaise, ses bas-reliefs colorés et son horloge astronomique. Dévastée lors du bombardement de juin 1941, puis rasée par les Soviétiques, la maison a été reconstruite en 1999, en tout point semblable à l'originale.

Le bloc monolithique du Musée de l'occupation est (beaucoup) moins esthétique que sa voisine. Du plus pur style soviétique, il abrite aujourd'hui - ironie de l'histoire! - une bouleversante exposition relatant les vagues successives d'occupation vécues par la Lettonie, entre 1940 et 1991. En rénovation pendant l'hiver, le musée doit rouvrir ses portes pour l'été. En attendant, il s'est installé dans l'ancienne ambassade des États-Unis, boulevard Raina.

D'allure tout aussi stalinienne, une imposante sculpture de granit rose, représentant trois fusiliers communistes lettons, domine depuis 1971 la place Strelnieku, qui jouxte le musée.

Érigées pour la plupart au XIIIe siècle, les églises qui ont survécu aux outrages du temps (et aux bombardements) sont de plus fidèles témoins du passé médiéval de Riga. L'église Saint-Pierre et son clocher élancé où l'on grimpe pour voir la ville de haut. La cathédrale Saint-Jacques, dont les cloches sonnaient, dit la légende, au passage d'une épouse infidèle. Et l'incontournable cathédrale du Dôme, dont la construction s'est étalée du XIIe au XXe siècle. Un peu romane, un brin baroque, avec une touche néogothique et un vestibule Jugendstil, la cathédrale est à l'image de Riga. En constante mutation.

Quant au château, où loge le président de la République lettone, sa tour est cachée sous d'opaques bâches pour cause de rénovations intensives...

Centrs, le centre-ville

Les bastions qui entouraient jadis la ville médiévale ont été remplacés par une ceinture de parcs, et les anciennes douves ont fait place à un canal tortueux sur lequel naviguent quelques péniches.

C'est ici que les musiciens de rue s'installent pour gagner quelques sous. Ici que les couples viennent se jurer fidélité éternelle au pont des Amours. Ici que tous viennent prendre un peu d'air en attendant de fuir vers la mer. Celui qui n'a pas vu les parcs de Riga ne connaît pas Riga, veut l'adage populaire.

C'est sur cet écrin de verdure que veille Milda, statue de la Liberté de Riga. La sculpture de femme, bras tendus vers le ciel, est devenue le symbole de l'indépendance de la Lettonie. Chaque jour, des Riguois viennent déposer des fleurs au pied de son socle encadré par deux militaires au garde-à-vous.

Tout près, à l'opéra national, ce sont les ballerines qu'on couvre de fleurs. C'est sur cette scène que Mikhaïl Barychnikov, né à Riga, a fait ses premiers pas de danse. Aujourd'hui encore, les ballets font salle comble et de nombreuses petites filles, assises aux balcons dorés, rêvent de devenir le prochain petit rat de l'opéra.

Dans le quartier Art nouveau, des fleurs de pierre se cachent sur les façades ciselées des bâtiments, en particulier dans les rues Elizabetes, Alberta et Strelnieku.

De ce côté des bastions, les rues labyrinthiques du centre historique cèdent la place à de grands boulevards rectilignes tracés au XIXe siècle, où poussent les cafés branchés, les boutiques de design, les restaurants et les bars. Si la vieille ville appartient souvent aux touristes, c'est dans le centre que bat le coeur du nouveau Riga.

Maskavas,le petit Moscou

Les Russes ne sont plus les seuls à habiter ce quartier un brin mal famé à l'est du centre historique. Mais le petit Moscou a conservé son surnom, ses immeubles en bois et cette tour mal-aimée plantée en plein coeur.

Officiellement, il s'agit de l'Académie des sciences. Mais le gratte-ciel coiffé d'un clocher baroque (qui lui donne un air de cathédrale égarée) a été rebaptisé le gâteau d'anniversaire de Staline. Il a été inauguré pour les 80 ans du dictateur; le petit père des peuples a dû être ravi en voyant tous ces marteaux et ces faucilles gravés à même la pierre.

S'il suscite toujours la controverse (certains voudraient le voir raser), l'édifice fait au moins l'unanimité pour une chose: sa plateforme d'observation, au 23e étage, offre le plus beau panorama possible sur la ville, le fleuve Daugava et l'incontournable marché central, fréquenté à toute heure de la journée.

Des centaines de producteurs sont regroupés dans cinq anciens hangars à zeppelin. Chacun a sa thématique: les viandes, les produits laitiers, le pain, les fruits et légumes ainsi que le poisson.

Dans le chaos des étals, les babouchkas à foulard se mêlent aux jeunes hispters barbus. Des grands-mères s'installent à l'extérieur pour vendre des mitaines tricotées sur place, des colliers d'ambre ou des fleurs (toujours en nombre impair pour ne pas attirer la malchance).

Dans le pavillon des fruits et légumes, l'air embaume les cornichons et la choucroute. Chez les poissonniers, les prises se vendent fraîches, fumées, saumurées. Dans le hangar à pain, on fait la queue pour un lipiochka ouzbek encore tout chaud. Pour quelques euros, on peut acheter un vrai festin.

Derrière le marché, une transformation s'opère. Les anciens entrepôts portuaires accueillent désormais des galeries d'art, un musée d'art contemporain et de petites salles de spectacle alternatives.

Kipsala

Pour voir la ville sous un autre angle, ou simplement pour sentir le vent de la Baltique qui s'engouffre dans les terres, il suffit de traverser le pont Vansu vers l'ouest et de se lancer dans l'exploration de l'île de Kipsala.

Les maisons de bois magnifiquement rénovées, les rues où se mêlent le sable et les pavés et ce restaurant, Fabrikas, installé dans une ancienne usine de gypse. Tout contribue au charme de cette île tranquille, à deux minutes de la ville.




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