Alors que certains Québécois s'orientent vers les traces spécifiques à leur histoire familiale, d'autres axent leur visite sur des lieux de mémoire collective. Souvent férus d'histoire, ces touristes traquent les grands noms et endroits qui ont compté dans l'édification de la Nouvelle-France.

Mis à jour le 11 sept. 2015
Sylvain Sarrazin LA PRESSE

Brouage, berceau de Champlain

Ce charmant petit village maritime et fortifié, à proximité de La Rochelle (dans l'ouest de la France), a vu naître et grandir Samuel de Champlain.

Certes, l'eau a beaucoup coulé sous les ponts, et si le lieu a conservé son cachet médiéval, il ne reste plus grand-chose d'époque encore tangible. « La famille de Champlain possédait trois maisons à Brouage, mais elles ne sont plus visibles. On en connaît seulement les emplacements », indique Jessica Meziane, guide-conférencière à l'office de tourisme local.

Ce dernier s'efforce tout de même de faire revivre l'époque, avec l'inauguration d'un tout nouveau parcours qui traverse le village, afin de découvrir les lieux « à travers le regard de Champlain ».

L'église principale, au milieu du village, rend hommage aux allées et venues du grand explorateur, mais on peut aussi papillonner au gré des édifices historiques : la Halle aux vivres, les écuries, la place forte et la poudrière Saint-Luc, restaurée et rachetée par l'association régionale Aunis-Saintonge-Brouage-Québec.

Saint-Malo, lieu d'appareillage de Jacques Cartier

La ville portuaire bretonne occupe une place particulière dans l'histoire de la Nouvelle-France puisqu'elle fut le point de départ de la première traversée de Jacques Cartier en 1534. Un musée consacré à l'explorateur a été aménagé dans un édifice restauré, le manoir de Limoëlou (évocateur, n'est-ce pas ?), lui ayant appartenu.

En plus d'attirer de nombreux visiteurs québécois, la cité accueille la Maison du Québec à Saint-Malo, qui fait rayonner la culture québécoise au quotidien.

Photo d'archives

Saint-Malo

La Rochelle, foyer de pionniers

Si ce port n'a pas de héros attitré comme Brouage ou Saint-Malo, il a cependant servi de point de départ pour de nombreux pionniers. C'est également ici qu'embarquèrent un grand nombre de filles du Roy, destinées à se marier et à fonder des familles en Nouvelle-France, et dont le premier contingent partit de La Rochelle en 1663.

De nombreux bâtiments gardent la mémoire de ces départs, du patrimoine commercial (anciens négoces et boutiques) au bâti religieux en passant par l'hôtel de ville (des têtes d'Amérindiens y ont été sculptées à l'arrière de l'édifice). L'office de tourisme local a mis sur pied une visite guidée, « Les chemins vers le Québec », qui fait découvrir ces histoires par l'entremise d'une dizaine de monuments et musées.

Photo Sylvain Sarrazin, La Presse

Le port de La Rochelle.