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Temps difficiles pour les puces de Saint-Ouen

Les puces de Saint-Ouen sont installeés aux portes...

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Les puces de Saint-Ouen sont installeés aux portes de Paris.

Alix Rijckaert
Agence France-Presse
Saint-Ouen

Aux puces de Saint-Ouen, premier marché mondial de l'antiquité installé aux portes de Paris, la crise s'éternise pour les brocanteurs, marchands de fringues et d'art, malgré l'appétit des Russes et des Chinois.

Dans les allées pittoresques où sont déballés sur 7 hectares des antiquités exclusives, du mobilier design, des vêtements anciens ou haute couture, mais aussi des livres et affiches anciennes, des vinyles et des habits neufs, certains marchands ont baissé le rideau, barré d'un «bail à céder».

«C'est la période la plus difficile qu'on ait connue», constate Max Friszer dont l'agence immobilière, spécialisée dans les stands et espaces de vente, trône depuis 42 ans au milieu des puces, même s'il rappelle qu'il «y en a eu trois ou quatre autres».

Comme la guerre du Golfe et les attentats du 11 septembre 2001, qui ont asséché le flot de clientèle américaine, ou l'élection de François Mitterrand en 1981.

Aujourd'hui, les 1700 marchands et 14 marchés génèrent un chiffre d'affaires de 400 millions d'euros par an, dont 300 pour les antiquaires, selon le président du marché aux puces Serge Malik. Soit autant qu'en 2005.

«Ici, on n'est ni plus ni moins touché qu'ailleurs. On subit les crises successives au même titre que le reste de l'économie» estime-t-il. «Dans les transactions, les prix se sont un peu calmés. Dans les marges aussi», reconnaît-il du bout des lèvres.

Mais pour Anita, dont la boutique de pièces pour postes de radio expose aussi un bric-à-brac de meubles sur le trottoir, «ça ne va pas depuis le 11-Septembre».

«Les Russes ne demandent même pas les prix!»

«On se maintient mais on tire la langue comme tout le monde. Les gens se promènent au milieu des allées, ne regardent même pas les étals. On est devenu un but de balade dominicale», soupire-t-elle.

Selon elle, l'internet et ses nombreux sites de ventes entre particuliers ont «fait beaucoup de mal».

Chez les marchands d'art, les Russes et les Chinois font encore espérer. Comme cet homme d'affaires russe qui, dans une boutique de luminaires anciens, a désigné en deux minutes une dizaine de pièces, avant de repartir, laissant son assistant régler l'achat.

La légende, que se répètent les connaisseurs du lieu, dit qu'il a payé plus de 200 000 euros. «Les Russes et les Chinois sont les nouveaux clients haut de gamme. Les Russes ne demandent même pas les prix!», confirme M. Malik.

Selon lui, les Chinois sont très intéressés par l'art et les meubles asiatiques, tandis que les Russes «aiment les meubles très sculptés, ciselés, les dorures».

«Les goûts ont évolué, si on vise bien juste et qu'on est transparent avec les clients, on peut s'en sortir», assure Pascal Weitz, un restaurateur de cadres et miroirs installé au très select marché Serpette.

Quant aux Français, «on aimerait qu'ils s'approprient un peu plus l'esprit du lieu», dit M. Malik. «Ce bric-à-brac, ces allées, ces cafés et restaurants où l'on joue du jazz manouche, c'est un décor de rêve, sans carton-pâte!».

Pendant le week-end, les puces font d'ailleurs la fête avec un bal, des concerts et spectacles.

«On peut croiser ici l'amateur d'antiquité en manteau cachemire, un fou de brocante ou un type qui vient s'acheter des baskets neuves!», assure M. Malik.

Ou des gourmets fans de sorties branchées: le designer Philippe Starck vient d'ouvrir un restaurant meublé avec des pièces chinées à l'entrée du marché Serpette.




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