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Entre la mer et l'assiette

  • Kennebunkport est reconnue comme destination cossue du Maine. Elle compte de plus en plus de bonnes tables. (Photo Émilie Bilodeau, La Presse)

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    Kennebunkport est reconnue comme destination cossue du Maine. Elle compte de plus en plus de bonnes tables.

    Photo Émilie Bilodeau, La Presse

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  • Pierre Gignac, un Québécois d'origine, est chef au nouveau restaurant Ocean. (Photo fournie par KRC)

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    Pierre Gignac, un Québécois d'origine, est chef au nouveau restaurant Ocean.

    Photo fournie par KRC

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  • Le chef David Turin a ouvert deux restaurants à Kennebunkport. (Photo fournie par KRC)

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    Le chef David Turin a ouvert deux restaurants à Kennebunkport.

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  • Fromage de chèvre en pâte phyllo au David's KPT. (Photo Émilie Bilodeau, La Presse)

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    Fromage de chèvre en pâte phyllo au David's KPT.

    Photo Émilie Bilodeau, La Presse

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  • Mousse au chocolat blanc et coulis de framboises au David's KPT. (Photo Émilie Bilodeau, La Presse)

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    Mousse au chocolat blanc et coulis de framboises au David's KPT.

    Photo Émilie Bilodeau, La Presse

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(Kennebunkport) Bien sûr, il y a la mer. Et elle continue d'attirer chaque été des milliers de vacanciers. Or, de station balnéaire saisonnière, Kennebunkport se transforme peu à peu en destination gourmande... à l'année. Petite virée prometteuse.

Kennebunkport n'est plus seulement une ville de bord de mer cossue qui attire les familles aisées pour leurs vacances d'été dans le Maine. Depuis environ trois ans, des hôtels-boutiques poussent et rajeunissent le paysage. Des chefs de New York, Portland, Boston et Montréal vont de plus y ouvrir de nouveaux restaurants. De plus en plus, Kennebunkport brille sur le radar des foodies à la recherche de nouvelles destinations gourmandes.

Pierre Gignac est tombé sous le charme de Kennebunkport en mettant les pieds dans la salle à manger de l'hôtel Cape Arundel Inn. Le Montréalais d'origine venait de quitter le restaurant 98 Provence, à Ogunquit, où il avait travaillé pendant 18 ans comme chef propriétaire de l'établissement. Après quelques mois de repos, il était temps de se remettre aux fourneaux dans ce restaurant doté de l'une des plus belles vues sur la mer de tout Kennebunkport.

«C'est difficile de traduire en mots la vue qu'on a d'ici. On se sent comme sur un bateau. On n'a pas besoin de peinture sur les murs. On n'a qu'à regarder la mer», dit-il en montrant les grandes fenêtres du restaurant qui s'est refait une beauté et qui a été baptisé Ocean pour sa réouverture en mai.

M. Gignac se sent privilégié de travailler dans cette région du Maine. À Portland, à 45 km au nord, il trouve le «meilleur poissonnier du pays» chez qui il achète les prises du jour. Les producteurs de la région sont également nombreux à cultiver des fruits, des légumes et tout plein de petits trésors pour la bouche. «On a plusieurs agriculteurs dans le coin, mais depuis 12 ans, ça a beaucoup changé. Les producteurs viennent cogner directement à nos portes pour nous offrir leurs produits les plus frais», raconte-t-il dans un français qui ne s'est pas perdu avec les années.

Ici, autant les producteurs, les distributeurs que les restaurateurs s'entraident pour que Kennebunkport devienne une destination culinaire, dit-il. Avec le restaurant Earth et la salle à manger de l'hôtel The Tides Beach Club qui sont ouverts depuis moins de trois ans et qui attirent l'attention, il prévoit qu'un raz-de-marée de touristes va visiter Kennebunkport pour s'y régaler.

Justin Walker, chef de cuisine du Earth, croit aussi que Kennebunkport est en train de se revitaliser. «Dans le secteur, nous avons le meilleur groupe de restaurants et avec tous les nouveaux, ça ne va que s'améliorer», affirme-t-il.

Le restaurant Earth, maintes fois cité dans des publications prestigieuses comme le New York Times ou le magazine Living de Martha Stewart, a bâti sa réputation grâce à son concept de la ferme à la table (voir notre carnet d'adresses). Mis à part les huiles et les épices qui viennent de partout dans le monde, le chef achète la plupart de ses ingrédients chez des producteurs situés à moins de 30 milles (48 kilomètres) du restaurant.

M. Walker concède qu'il a un avantage sur certains de ses concurrents: son établissement est fermé l'hiver, ce qui lui évite de devoir s'approvisionner de légumes venant du Sud pendant la saison morte. Il constate tout de même que les nouveaux chefs déploient certains efforts pour favoriser les producteurs locaux, dans la mesure du possible. «Les produits locaux, c'est beaucoup plus cher. C'est la pierre d'achoppement pour beaucoup de restaurants. Ils ne peuvent pas soudainement changer le poulet au menu. Ça ferait grimper les factures. Mais si l'on veut utiliser le meilleur poulet, le mieux élevé, avec les meilleures saveurs, ça coûte évidemment plus cher.»

Poissons et fruits de mer

Heureusement, l'Atlantique offre une variété impressionnante de poissons et de fruits de mer aux cuisiniers. Crabes, homards, palourdes, huîtres, aiglefins, thons, moules, pétoncles, saumons sont très souvent mis en valeur sur les menus des restaurants du Maine.

David Turin se fait un plaisir d'offrir des poissons, coquillages et crustacés frais à l'Opus 10 et au David's KPT, ses deux nouveaux restaurants ouverts le mois dernier à Kennebunkport. Originaire de l'Ohio, juste au sud des Grands Lacs, il raconte en plaisantant que les seuls «fruits de mer» qu'il trouvait sur les menus là-bas se limitaient au poisson-chat, espèce sans grand intérêt. «Ici, on reçoit quotidiennement des fruits de mer pêchés le jour même. Parfois, on reçoit même deux livraisons par jour», déclare-t-il.

Comme s'il n'avait pas assez de boulot, le chef Turin a accepté de diriger les deux restaurants de l'hôtel Boathouse en plus des trois établissements qu'il possède à Portland. Il est d'ailleurs tellement convaincu que Kennebunkport deviendra une destination culinaire qu'il exploitera ses deux restaurants 12 mois par année, une pratique qui se répand dans le coin.

«On sent que les gens s'arrêtent de plus en plus à Kennebunkport pour déguster un repas. C'est une ville culinaire très sympathique. De plus, le village est très joli», dit-il, persuadé que sa nouvelle ville d'adoption séduira quiconque la visitera.




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