(Pékin) La Chine imposera à partir de dimanche une réduction importante des vols internationaux au départ du pays ou à l’arrivée en raison de la COVID-19, a annoncé jeudi le Bureau national de l’aviation civile.

Agence France-Presse

Une compagnie chinoise ne pourra désormais plus effectuer qu’une seule liaison hebdomadaire depuis la Chine vers un pays tiers.

Dans le même esprit, une compagnie étrangère ne pourra maintenir qu’une seule desserte par semaine vers la Chine.

La Chine, où est apparu le nouveau coronavirus en décembre, a largement endigué sur son sol l’épidémie de COVID-19. Les autorités n’ont ainsi rapporté aucun nouveau cas de contamination locale ces deux derniers jours.

Mais le pays s’inquiète de l’arrivée sur son sol de cas « importés » par les voyageurs venus de l’étranger. Plus de 500 ont déjà été recensés.

Il s’agit en grande majorité (90 %) de Chinois retournant au pays, selon le ministère des Affaires étrangères.

Autre mesure annoncée jeudi par le Bureau national de l’aviation civile (CAAC) : le taux de remplissage des avions au départ et à destination de la Chine ne pourra excéder 75 %.

Il a justifié ces nouvelles restrictions par sa volonté de « limiter résolument le risque élevé d’importer de nouveaux cas de pneumonie à coronavirus ».

Ces restrictions compliquent encore davantage un voyage vers la Chine. Et risquent de rebuter nombre de passagers potentiels.

Car de nombreuses villes chinoises placent déjà en quarantaine obligatoire de 14 jours tout nouvel arrivant de l’étranger.

À Pékin, celle-ci est généralement effectuée dans un hôtel à la charge du voyageur. Et toute personne atterrissant dans la capitale est soumise à un test de dépistage à la COVID-19.

Après avoir fustigé au début de l’épidémie les États-Unis qui avaient fermé leurs frontières aux voyageurs en provenance de Chine, les autorités chinoises semblent désormais elles-mêmes vouloir bloquer le flux de passagers venant de l’étranger.

Avec plus de 80 000 cas et 3287 décès officiellement recensés, la Chine est le troisième pays le plus endeuillé au monde par la COVID-19 après l’Italie et l’Espagne.