Les lieux liés à la monarchie britannique génèrent plus de 500 millions de livres (environ 807 millions de dollars CAN) de dépenses de la part de la part des touristes étrangers chaque année, selon une étude publiée jeudi par l'organisme de promotion Visit Britain.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Au total, selon l'organisme, les lieux liés à «la culture et à l'héritage» britanniques, qu'il s'agisse des théâtres, musées, du football de Premier League, des châteaux ou des résidences d'État, ont engendré 4,6 milliards de livres de dépenses en 2009 pour ces touristes, tout en soutenant 100 000 emplois.

Parmi les sites liés à la monarchie, la Tour de Londres arrive première, avec 2,39 millions de visiteurs l'an dernier, devant le Musée national de la Marine à Greenwich (2,38 millions), le musée Victoria and Albert (2,27 millions), la Cathédrale St Paul (1,8 million), et Westminster Abbey (1,45 million).

Buckingham Palace, la résidence londonienne de la Reine Elizabeth, n'arrive qu'en onzième position avec 402 000 visiteurs, mais il n'est ouvert aux visites que deux mois par an, l'été. Ces chiffres ne tiennent pas compte des milliers de personnes qui assistent, quotidiennement à la belle saison, ou tous les deux jours, aux relèves de la garde à l'extérieur du Palais.

Les Russes sont les plus fervents. Sur une échelle de véracité allant de 1 à 7 pour l'affirmation «J'ai toujours voulu voir Buckingham Palace», ils sont sur le grade 6, suivis des Mexicains, des Indiens, des Hongrois et des Chinois.

Les plus froids sont les Irlandais, les Scandinaves et les Français.

De même, 32% seulement des Suédois indiquent qu'ils visiteront «probablement» des sites liés à la famille royale, contre 83% des Russes (France 50%).

Au total, sur 30 millions de visiteurs étrangers venus au Royaume-Uni en 2009, 5,8 millions ont visité un château, 5 millions une demeure historique et 6,4 millions un monument religieux comme une cathédrale.

La directrice générale de Visit Britain, Sandie Dawe, s'est régalée par avance dans le communiqué du «pactole» que pourrait représenter, en termes de revenus touristiques, le jubilée de diamant de la Reine (60 ans de règne) qui doit se tenir en 2012, premier évènement de cet ordre depuis celui de la Reine Victoria en 1897.