(Montréal) La compagnie aérienne canadienne WestJet a annoncé mardi qu’un avion sur cinq de sa flotte restera cloué au sol le mois prochain en raison de la cinquième vague de COVID-19, marquée par une forte hausse des cas du variant Omicron.

Publié le 18 janvier
Agence France-Presse

« WestJet a pris la décision difficile d’annuler 20 % des vols prévus entre le 1er et le 28 février 2022 », a déclaré le transporteur canadien dans un communiqué.

Ces nouvelles annulations s’ajoutent à celles déjà annoncées pour le mois de janvier. WestJet, basée à Calgary, a supprimé jusqu’à la fin du mois environ 15 % de ses vols en raison d’une pénurie de personnel.

Le président et chef de la direction Harry Taylor a indiqué que cette décision a été prise en raison de l’impact d’Omicron sur les effectifs de l’entreprise et des « obstacles persistants » liés aux voyages internationaux.

« Nous faisons tous les efforts pour gérer notre planification de façon proactive afin de minimiser les perturbations dans les plans de voyage de nos clients », a-t-il expliqué, s’excusant « sincèrement » aux voyageurs pour les désagréments causés.

Dans son communiqué, le transporteur fait remarquer que le Canada est l’un des pays avec le plus haut taux de vaccination au monde, et affirme que l’industrie de l’aviation demeure l’un des secteurs où les tests de dépistage sont le plus fréquents.

L’automne dernier, le Canada a instauré l’obligation vaccinale pour quiconque âgé de 12 ans et plus qui souhaitent voyager à bord d’un avion ou d’un train.

« Nous continuons de plaider en faveur de l’élimination des règles de voyage encombrantes qui nuisent inutilement aux Canadiens et retardent la reprise du secteur des voyages et du tourisme », a poursuivi Harry Taylor.

Le Canada, a-t-il poursuivi, demeure « l’un des seuls pays au monde à exiger des tests moléculaires pour les voyageurs pleinement vaccinés ».

La compagnie aérienne estime qu’un « alignement sur le plan national et une standardisation du secteur demeurent urgemment nécessaires ».