Environ 60 % des voyageurs seraient prêts à repartir en avion — que ce soit pour un vol intérieur ou international — dans les deux mois suivant la fin de la pandémie de COVID-19, révèle un sondage de l’Association du transport aérien international (IATA) mené dans 10 pays (dont le Canada) au début du mois d’avril.

Violaine Ballivy Violaine Ballivy
La Presse

L’enquête révèle du même coup que 40 % des voyageurs pourraient attendre 6 mois ou plus avant de repartir en voyage. Près d’un répondant sur 10 attendra au moins 12 mois et 4 % ne voient pas le jour où ils se sentiront assez en confiance pour voler de nouveau.

On s’en doute, l’économie pèsera lourd dans la reprise : deux répondants sur trois indiquent qu’ils pourraient devoir retarder leurs prochaines vacances, le temps que leurs finances se stabilisent.

L’IATA remarque sur le terrain les effets de la prudence des voyageurs, notamment en Chine où, malgré une baisse importante du taux d’infection à la COVID-19 depuis le mois de mars, le nombre de vols intérieurs n’a pas retrouvé le volume d’avant, stagnant autour de 40 % du niveau antérieur à la pandémie. Et encore : « la demande actuelle devrait être considérablement plus faible puisque les coefficients d’occupation de ces vols sont faibles », note l’IATA.

« Dans certaines économies, la propagation de la COVID-19 a ralenti à tel point que les gouvernements envisagent de lever les éléments les plus stricts des mesures de distanciation sociale. Mais il est peu probable qu’on assiste à un rebond immédiat après la chute catastrophique de la demande du secteur de passagers », a remarqué en point de presse le président-directeur de l’IATA, Alexandre de Juniac, le 22 avril.

L’IATA prévoit une baisse de 55 % des revenus des transporteurs aériens en 2020.