Les cartes numériques évolutives n’ont jamais aussi bien porté leur nom.

Sylvain Sarrazin
Sylvain Sarrazin La Presse

Le Washington Post a révélé que les plans de Google Maps présentent des frontières fluctuantes en fonction de l’endroit du monde où l’on se connecte, particulièrement aux alentours de zones disputées entre deux nations.

Par exemple, les limites séparant l’Inde et le Cachemire apparaissent différemment selon le point de connexion : un internaute indien le verra sous contrôle de New Delhi, tandis que le reste du monde verra de simples pointillés.

Idem pour la Crimée, ou encore pour le statut des Malouines, archipel source de tensions entre l’Argentine et le Royaume-Uni.

Parfois, des frontières disparaissent purement et simplement (dans le Sahara occidental), ou des noms de lieux changent (la mer du Japon se retrouve rebaptisée mer de l’Est pour les Coréens).

Un porte-parole de Google a déclaré au Post que la société reste neutre par rapport aux disputes territoriales, et que diverses versions des cartes existent pour se conformer aux législations et dénominations locales.