Étroitement surveillées par leurs propriétaires lorsqu'elles défilent sur le carrousel à l'aéroport, les valises ont souvent une signification bien particulière pour ceux à qui elles appartiennent. Cinq personnes racontent leurs histoires de bagages.

Publié le 24 oct. 2012
Marie-Eve Morasse LA PRESSE

L'humanitaire

Karine Giroux

Sa valise > Une valise rigide faite sur mesure pour les délégués de la Croix-Rouge

En sa qualité de déléguée psychosociale pour la Croix-Rouge, Karine Giroux ne sait jamais quand elle sera appelée sur les lieux d'une catastrophe. Que ce soit pour aller à Haïti cinq jours après le tremblement de terre ou au Tchad afin de venir en aide aux habitants touchés par une épidémie de choléra, elle doit être prête à partir. Sa valise est toujours remplie pour un éventuel départ, qui peut survenir à deux jours d'avis.

«Ma valise contient des vêtements pour partir en mission, des rations pour s'alimenter, un sac de couchage, des médicaments pour purifier l'eau, tout ce qu'il faut pour être autonome en zone de désastre naturel. Tous les délégués de la Croix-Rouge ont la même», explique Karine Giroux. «Je l'aime bien malgré le fait qu'elle soit lourde, c'est son seul défaut. Même vide, elle est lourde! Mais elle est pratique, imperméable et ne brisera jamais dans le transport, même si on la trimballe en camion ou qu'on la transporte dans la brousse.»

La robuste valise de Karine Giroux a maintes utilités. «En mission, on s'en sert pour s'asseoir, manger, grimper pour aller installer quelque chose...» Pour les enfants des pays où elle travaille, la valise prend parfois des airs de coffre aux trésors: l'équipement d'urgence de la psychoéducatrice comprend des peluches pour amuser les petits...

Le pilote d'avion

Patrick Collet

Sa valise > Une Pelican 1510

Parce qu'il pilote de petits aéronefs, Patrick Collet n'a pas droit à tous les égards des pilotes de ligne: il doit souvent descendre sur le tarmac avec sa valise.

«J'ai choisi la Pelican parce qu'elle est rigide, indestructible. Elle est souvent soumise aux intempéries vu la nature de mon travail et elle ne prend pas l'eau. Parfois, on atterrit à la pluie battante, ou encore il faut rouler avec la valise dans la sloche pour se rendre à l'aéroport!»

Une autre de ses préoccupations lorsqu'il a fait son choix: sa valise devait absolument se ranger dans le compartiment des bagages à main de toutes les compagnies aériennes. «Parce que je m'en vais travailler, je ne peux pas me permettre de ne pas avoir ma valise quand j'arrive dans un aéroport: mes vêtements sont dedans!»

La mère globe-trotter

Marilaine Bolduc-Jacob

Sa valise > Une Arcteryx Bora

Partie à la découverte de l'Asie pendant cinq mois avec son mari et ses fils de 3 et 4 ans, Marilaine Bolduc-Jacob est une voyageuse d'expérience. Nous l'avons jointe par courriel au Vietnam, où sa famille venait d'arriver après avoir arpenté la Chine et le Laos. «Notre vie tient dans nos bagages», écrit-elle. En plus d'une valise pour mettre les choses les plus fragiles, le couple apporte deux sacs Arcteryx de 65 et 80 litres.

«Nous avons acheté nos sacs Arcteryx en vue de notre voyage de noces! Confortables, ajustables, robustes, ils nous suivent partout depuis une décennie. Nos bagages ne sont remplis qu'à moitié quand nous partons, pour faire place à des souvenirs. Au quotidien, nous laissons les bagages à l'hôtel et portons un sac à dos Mountain Equipment Coop de 25 litres», écrit Marilaine Bolduc-Jacob.

L'explorateur

Bernard Voyer

Sa valise > Un sac fait sur mesure par l'entreprise ARS Sports

Ne cherchez pas le sac de Bernard Voyer dans les magasins! L'explorateur, qui a déjà vu le sommet de l'Everest et, plus récemment, l'Ungava et le Nunavik, transporte un sac fabriqué sur mesure pour ses besoins disons... extrêmes!

«Le sac m'a beaucoup servi dans mes expéditions. Il est totalement imperméable. On peut le laisser dehors à la pluie ou à la neige sans problème, rien ne rentre.» Avec un rabat qui permet de glisser des objets mouillés sans tremper tout le contenu du sac et une fermeture en «U» qui permet d'accéder facilement aux bagages, Bernard Voyer est conquis.

Il a choisi des sacs d'expédition avec des couleurs vives afin de les reconnaître rapidement à l'aéroport. «Faire faire mes propres sacs d'expédition coûte moins cher que de les acheter à une entreprise américaine, et j'aime mieux encourager une entreprise d'ici», conclut-il.

L'expert

Vincent Mercurio

Sa valise > Une PixelCube de Samsonite

Les valises, Vincent Mercurio connaît ça. Il est copropriétaire du magasin GP Grimard, entreprise familiale établie sur la rue Beaubien qui se spécialise dans la vente et la réparation de valises depuis 1937. Vincent Mercurio aime particulièrement le fait que la PixelCube de Samsonite puisse rouler sur deux ou quatre roues. «C'est pour ça que je l'ai choisie», dit-il. La valise rigide de Samsonite est faite en polycarbonate, un matériau ultraléger.