Une alpiniste de 42 ans, se lancera à l'assaut de l'Everest mercredi ou jeudi pour tenter de devenir la première Française à atteindre sans oxygène le toit du monde, a indiqué son entourage.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Martine Marsigny, accompagnatrice en moyenne montagne, épaulée par son époux François, guide de haute-montagne, compte déployer une banderole en soutien à la candidature de la ville d'Annecy aux Jeux olympiques de 2018.

Le couple a passé la nuit de lundi à mardi, au camp 2 à 7700 mètres d'altitude, en vue d'atteindre le camp 3 à plus de 8300 mètres d'altitude mardi soir, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'expédition.

«Les prévisions météo sont favorables pour une tentative du sommet» mercredi ou jeudi, a précisé l'un des routeurs météo de l'expédition, ajoutant qu'il s'agissait d'une «petite fenêtre», le vent forcissant en fin de semaine.

Partis début avril de Katmandou, le couple s'est lancé à l'assaut du toit du monde par le versant tibétain pour éviter «une énorme cascade de séracs» sur le versant népalais et en raison de leur «sensibilité pour la culture tibétaine», avait expliqué à l'AFP, Mme Marsigny, originaire des Houches en Haute-Savoie, avant le départ de l'expédition.

Rendant hommage à la première femme qui a atteint le toit du monde sans oxygène en 1988, la Néo-Zélandaise Lydia Bradey, Mme Marsigny a expliqué qu'elle souhaitait réitérer l'exploit «pour pouvoir profiter» de l'altitude de l'Everest (8848 mètres).

«Le fait d'utiliser de l'oxygène, c'est comme si on était physiquement 1500 mètres plus bas, sur un sommet de 7000 mètres, donc ce n'est plus l'Everest», a-t-elle dit.

Christine Janin a été la première Française à atteindre le sommet de l'Everest en 1990.