L'hôtel Greenbrier, symbole du tourisme haut de gamme et monument historique aux États-Unis, a rejoint jeudi la liste des victimes de la crise économique, avec un dépôt de bilan et un projet de cession au groupe Marriott.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Cet immense complexe de 721 chambres, perché dans les montagnes de Virginie occidentale depuis plus de deux siècles, s'enorgueillit d'avoir accueilli dans sa suite dédiée 26 des 44 présidents américains, en fonction ou après leur passage à la Maison-Blanche.

Il est célèbre pour son parcours de golf, et sa particularité d'être doté d'un abri anti-atomique de plus de 10 000 m2 que Washington fit bâtir lors de la Guerre froide pour y loger ses parlementaires en cas d'attaque nucléaire soviétique. Le secret ne fut révélé qu'en 1992.

Le groupe hôtelier Greenbrier Hotel Corporation (GHC) a annoncé jeudi dans un communiqué qu'il avait demandé à être placé sous la protection de la loi américaine sur les faillites (chapitre 11), afin de se restructurer.

GHC a indiqué avoir «signé un accord avec Marriott Hotel Services pour le rachat du Greenbrier, sujet à des conditions importantes».

L'accord prévoit que la transaction ait lieu «dans l'année» si l'actuel propriétaire parvient à renégocier les contrats de travail de ses salariés. «Une vente à Marriott serait un résultat formidable», a affirmé le PDG de GHC, Michael Gordon.

D'autres candidats à l'acquisition auront le droit de surenchérir sur l'offre de Marriott, sous la supervision d'un juge des faillites, a précisé le groupe.

Pendant cette période, l'hôtel continuera à fonctionner et à prendre les réservations. Pour expliquer ses difficultés financières, il a invoqué «une conjoncture de marché très difficile».