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Les Alouettes cherchent des pom-pom boys

Annie Larouche, directrice des cheerleaders des Alouettes, avec... (Photo Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Annie Larouche, directrice des cheerleaders des Alouettes, avec trois stunters de l'équipe, Satia Men, Robert Coutu et Guillaume Thivierge.

Photo Édouard Plante-Fréchette, La Presse

La nouvelle a fait le tour du monde: pour la première fois au dernier Super Bowl, deux pom-pom boys ont dansé au sein d'une équipe de cheerleading. Cet exemple a inspiré les Alouettes, qui aimeraient être la première équipe canadienne à en accueillir. L'appel est lancé: des danseurs sont recherchés le 23 février!

La majorité des équipes de la Ligue canadienne de football (LCF) ont des cheerleaders séparés en deux groupes, des danseuses (avec pompons) et des stunters (athlètes qui mélangent gymnastique, acrobatie et danse).

Lorsque le stunt a été incorporé dans les équipes de la LCF, des garçons ont commencé à être recrutés pour en faire partie. Les Eskimos d'Edmonton ont été les premiers à en accueillir. Il y a ensuite eu les Roughriders de la Saskatchewan et les Blue Bombers de Winnipeg.

À Montréal, l'équipe a mis du temps à emboîter le pas et, pendant des décennies, les spectateurs n'ont vu que des femmes dans l'équipe de cheerleading des Alouettes. Mais l'an dernier, des stunters, dont certains étaient des hommes, ont été recrutés avec les danseuses. Sur le terrain du stade Percival-Molson, il y avait ainsi quatre équipes de cheerleading: deux de danse et deux autres de stunt.

«Les Alouettes font des sondages après chaque match pour savoir ce que le public apprécie le plus. En 2018, en tête de liste, c'était notre équipe de cheerleaders!», indique Annie Larouche, directrice des cheerleaders des Alouettes.

«Ça faisait plusieurs années que j'attendais que les Alouettes ouvrent ce volet-là du cheerleading. Quand j'ai su qu'il y avait des auditions, j'ai dû être un des premiers à m'inscrire», explique Guillaume Thivierge, qui pratique ce sport depuis une décennie.

«Je suis extrêmement sportif, j'ai toujours fait du sport, ajoute Satia Men. Et je n'en ai jamais pratiqué un aussi exigeant que celui-là. Pendant les entraînements, essentiellement, c'est comme si tu faisais du CrossFit, mais avec des humains, pendant trois heures.»

L'effet Rams au Super Bowl

Mais revenons aux danseurs. Il n'y en avait donc aucun dans les équipes de la LCF et de la NFL. Jusqu'en mars dernier lorsque, sur un coup de tête, Napoleon Jinnies et Quinton Peron se sont demandés: «Pourquoi n'oserions-nous pas nous présenter aux auditions des Rams de Los Angeles?»

Selon l'équipe des Rams, les deux danseurs ont été impressionnants et ils méritaient amplement leur place au sein de l'équipe. «Nous avons toujours été des pionniers en matière d'inclusion. Nous avions encore la chance de pouvoir le faire», a dit Kevin Demoff, chef de l'exploitation des Rams, au Los Angeles Times.

L'équipe leur a donc confectionné des vêtements, a décidé qu'ils danseraient sans pompons et a retiré de ses chorégraphies des chansons comme Single Ladies (Put a Ring on It) de Beyoncé, trop associées aux femmes.

Même si les deux hommes ont essuyé de nombreux commentaires désobligeants tout au long de la dernière saison de football, ils ont mentionné au quotidien de Los Angeles qu'ils retenaient surtout les appuis et la fierté de milliers de fans, entre autres lors de leur performance au Super Bowl.

Ils ont en quelque sorte marqué l'histoire.

«J'aurais aimé les voir plus que Tom Brady! C'étaient les stars du match! J'aurais aimé que les Rams gagnent juste pour ça! Juste parce qu'ils ont eu le cran d'inclure des hommes danseurs.»

«À travers le temps, l'image que nous avions du concept des cheers est celle de filles qui dansent pour un public d'hommes, analyse Satia Men. Mais ça change de plus en plus et je pense que grâce aux Rams, il va y avoir un effet domino dans la NFL et la LCF.»

«Lorsque j'ai entendu parler des deux danseurs au Super Bowl, je me suis posé la question : "Comment se fait-il que nous n'ayons pas vu ça avant?" Il est plus que temps que nous leur fassions de la place», dit Robert Coutu, l'un des stunters des Alouettes.

Les auditions

Annie Larouche ne croit pas que son équipe ait déjà précisé que les auditions étaient réservées aux femmes. Toutefois, elle admet qu'il n'y a pas eu d'effort pour inciter les hommes à y participer. Et elle ne se gêne pas pour dire qu'à ses débuts avec les Alouettes, en 1996, l'équipe de cheerleading ressemblait plus «au modèle stéréotypé du genre Cowboys de Dallas».

Elle confie avoir travaillé fort pour s'éloigner de ce type de cheerleading. «Si je pouvais innover en étant la première qui présente des danseurs dans la ligue, je serais tellement contente! Ça bouclerait la boucle: j'aurais des gars dans l'équipe de stunt et dans l'équipe de danse», dit la coach, qui se fait appeler «mom» par les trois gars, lors de la séance de photo à La Presse.

Est-ce que les danseurs montréalais répondront à l'appel? «N'hésitez pas, n'ayez pas peur! Venez aux auditions!», lance Guillaume Thivierge, visiblement passionné par son sport.

Pour tenter leur chance aux auditions, garçons et filles sont invités, le 23 février, au collège Saint-Jean-Vianney.

> Lien pour les détails sur les auditions: https://www.montrealalouettes.com/audition-cheerleaders-alouettes-de-montreal/#renseignements




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