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Vêtements cherchent deuxième vie

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Détail d'un lot de vêtements compressés chez Certex, prêt à être expédié outre-mer.

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À l'ordre du jour en 2018 : réduire le gaspillage et la pollution générés par l'industrie textile. Chaque année, des tonnes de vêtements - usagés, mais aussi parfois neufs ! - se retrouvent au dépotoir. Comment l'éviter ? Pistes de solution et état des lieux avec des acteurs importants de l'industrie au Québec.

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Des tonnes de vêtements triés et regroupés par catégories attendent d'être envoyés outre-mer chez Certex.

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Un chariot de vêtements pour enfants de seconde... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE) - image 1.1

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Un chariot de vêtements pour enfants de seconde main en direction de l'emballage chez Certex.

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Le chemin des textiles

Pour éviter la décharge, quels chemins peuvent prendre les vêtements et textiles dont on ne veut plus ? Voici quelques options, des plus usuelles aux plus surprenantes.

Le marché du seconde main

C'est une solution évidente, qui semble simple : il suffit de vendre à prix d'ami les vêtements dont on ne veut plus. Mais avec la quantité phénoménale de vêtements orphelins en circulation, il devient difficile de gérer ce flot continu, de qualité (très) variable. Parlez-en à Stéphane Guérard, nouveau directeur général de Certex, à Saint-Hubert, plus grand centre de revalorisation textile du Québec, qui reçoit chaque année 6000 tonnes de vêtements, dont la plupart sont des surplus rachetés de comptoirs vestimentaires qui débordent. Grâce à une méthode de triage bien rodée, l'endroit récupère les plus beaux morceaux, environ 10 % du volume, et les vend dans sa friperie, La Fripe Shop (une deuxième ouvrira à Laval en mars). Les morceaux de moindre qualité - environ 60 % du volume - sont, eux, triés puis vendus au poids. Destination : l'Afrique ou l'Europe de l'Est, où ils sont revendus à faible prix dans les marchés populaires ou les friperies locales.

4,3 millions de tonnes

Poids du commerce international de seconde main en 2014

Source : Greenpeace

Donner aux gens dans le besoin

Que font les entreprises du secteur de la mode lorsqu'elles ont des surplus de vêtements invendus ? Bien souvent, elles vont les donner à des organismes de charité. À l'Aubainerie, une politique claire existe, explique la PDG Chantal Glenisson : « Aucun vêtement n'est jeté à moins qu'il ne soit vraiment pas portable. » En 2016, l'entreprise a donné pour environ 400 000 $ de vêtements. À la suite de l'ouragan Matthew, l'Aubainerie a accepté de donner à SOS Haïti près de 23 000 $ de vêtements pour enfants, compressés sous vide en quatre grosses poches et transportés jusqu'à Roche-à-Bateau, dans le sud d'Haïti. Marjory Brutus, impliquée dans l'organisme, a fait le voyage. « Nous avons commencé par habiller environ 150 enfants d'une école de la région. Par la suite, nous avons donné les beaux morceaux neufs qui restaient à une trentaine d'enfants du quartier, qui souvent se promenaient en sous-vêtements », raconte-t-elle.

Créer de nouveaux vêtements

Des vêtements neufs invendus ou endommagés, mais dont le textile est encore de bonne qualité, et des fins de rouleaux de tissu sont des matières de choix pour les écodesigners qui donnent une seconde vie à ces textiles. Certex travaille avec plusieurs designers qui viennent fouiller dans les manteaux de fourrure, récupérer du cuir ou se procurer des rouleaux de tissu. Parmi eux, Pascale Viau, qui se spécialise dans les créations fabriquées à partir de surplus de tissu ou de fins de rouleaux. En plus de Certex, la designer fait affaire avec des designers locaux, récupère des lots d'échantillons, des uniformes défectueux, etc. « En récupérant ces textiles, non seulement on leur évite une fin au dépotoir, mais ça permet de ne pas encourager la production de nouveaux textiles, une industrie très polluante », fait-elle remarquer.

Couper des chiffons

Que faire quand les vêtements sont trop usés ou sont tachés, bref, qu'ils ne peuvent être portés à nouveau et que leurs textiles ne peuvent servir à faire de nouveaux vêtements ? Certex les transforme... en chiffons. L'usine de Saint-Hubert compte quelques « couteaux » auxquels s'activent les employés, mais la grande majorité des chiffons sont découpés à l'usine de Terrebonne. Seule condition : que la matière contienne au moins 65 % de coton, pour la qualité absorbante. Ces chiffons, qui représentent 15 % du volume des textiles qui transitent chez Certex chaque année, sont ensuite vendus à des garages, à des imprimeries ou à l'industrie chimique, par exemple.

Miser sur la valorisation énergétique

Des chiffons, c'est bien. Mais comme le polyester est de plus en plus utilisé dans les vêtements, il est parfois impossible de les transformer en chiffons. Plutôt que de prendre le chemin de la poubelle, ces textiles, qui représentent 5 % du volume chez Certex, sont acheminés vers une cimenterie québécoise située à Joliette, explique M. Guérard. « Au lieu du pétrole ou du charbon, la cimenterie utilise ces textiles synthétiques, qui sont fabriqués avec des hydrocarbures, donc du pétrole. Plutôt que d'enfouir, on vient donner une valeur énergétique au textile. C'est carrément un carburant de substitution. » M. Guérard veut aller encore plus loin. Certex travaille avec l'École polytechnique afin de trouver une façon de « dépolymériser » les textiles synthétiques. « En coupant les chaînes des polymères, on pourrait arriver à faire une huile de base, pour servir à refaire des fils neufs ou du biocarburant. »

Fabriquer du feutre recyclé

En tout, Certex valorise 90 % des 6000 tonnes de vêtements qu'elle reçoit chaque année. L'entreprise travaille à trouver des solutions pour les 10 % restants. Une des solutions : « défibrer » certains textiles pour retrouver des fils qui permettront de fabriquer de nouveaux matériaux. C'est exactement ce que fait l'entreprise québécoise Chroma, initiative d'une étudiante de l'Université de Montréal, Marianne-Coquelicot Mercier, qui a conçu des feutres industriels en laine de couleur, sans ajout de teinture, obtenus à partir de vêtements recyclés. Un projet prometteur, mais pour lequel il faut trouver davantage de débouchés économiques, remarque M. Guérard.

Opter pour l'isolation durable

Une autre voie : fabriquer des isolants thermiques et acoustiques à partir de fibres de coton recyclé, comme le fait l'entreprise Le Relais - l'équivalent français de Certex - avec sa gamme Métisse. Car le coton, en plus d'être un isolant efficace contre la chaleur - il serait de deux à trois fois plus performant en été que les solutions classiques - et le froid, possède aussi des propriétés acoustiques fort intéressantes. À quand une telle initiative au Québec ? « Techniquement, c'est faisable, économiquement, on pense que c'est rentable, mais il y a une résistance, car le milieu de la construction est très conservateur. Il faut trouver une entreprise qui va décider d'innover, de prendre le risque », juge M. Guérard.

Rembourrer les meubles

Contrairement aux États-Unis et à la plupart des provinces canadiennes, il est interdit, au Québec, de rembourrer des meubles avec des fibres secondaires. Une loi qui date de 1969 et que plusieurs aimeraient voir changer, dont Certex. « On s'est assis avec Martine Ouellet, qui est notre députée et ancienne ministre de l'Environnement, pour lui dire que ça n'avait pas de sens », raconte M. Guérard. La députée indépendante a été sensible à la question, et elle déposera en mars un projet de loi afin de faire modifier cette loi qui relève du ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation. On peut imaginer, dans un futur rapproché, des meubles « écolos » faits avec un certain pourcentage de fibres recyclées.

Décomposer les textiles

Quand on a épuisé toutes les solutions, il ne reste qu'une option : la destruction. Un vêtement en fibres synthétiques peut prendre jusqu'à 400 ans à se dégrader, souligne M. Guérard. Pourrait-on accélérer ce processus ? David Dussault, chercheur en sciences environnementales et président de l'entreprise Mycocultures, cherche à tirer profit des propriétés naturelles de biodégradation des champignons. « Les champignons sont les plus grands décompositeurs moléculaires de la planète, capables de désassembler même les hydrocarbures », résume-t-il. M. Dussault utilise du mycélium, le système racinaire du champignon, qui arrive, grâce à sa production d'enzymes, à dégrader des textiles synthétiques en seulement 90 jours. Mais il a poussé l'idée plus loin en créant les premiers « mycofiltres » du monde, soit des biofiltres à base de champignons. Comment ? Il fabrique des « boudins » de jeans, qu'il remplit de mycélium. En plus de dégrader le denim jusqu'à ce qu'il devienne du compost, ces boudins, mis en bord de rive, peuvent stopper le ruissellement et absorber du même coup phosphore, azote et autres contaminants, devenant un filtre naturel. « Il y a une panoplie d'applications envisageables : ruissellement d'eaux contaminées, déversement d'hydrocarbures, traitement des algues bleues... », détaille le chercheur. Un projet pilote de recherche devrait bientôt voir le jour.

On peut faire mieux

Plusieurs consommateurs ont été choqués par des reportages montrant des vêtements neufs détruits et jetés à la poubelle par des entreprises de prêt-à-porter. Des délinquants ou une pratique répandue ? Quelles sont les politiques en vigueur chez les détaillants du secteur de la mode ?

L'idée semble saugrenue financièrement, en plus d'être scandaleuse d'un point de vue environnemental et social : les fabricants et détaillants du secteur de la mode jettent-ils réellement des vêtements neufs à la poubelle  ? En général, les acteurs de l'industrie interrogés par La Presse sont unanimes : non. Mais...

« Il faut faire une distinction entre deux genres de marchandise : celle qui est invendue et celle qui est endommagée », résume Franco Rocchi, vice-président exécutif, ventes et opérations pour Le Château.

Dans le cas des marchandises invendues, le « chemin » est assez clair : après avoir été mis en liquidation en magasin, les vêtements iront vers les entrepôts ou centres de liquidation, comme le constate Fanny*, qui travaille dans le domaine des vêtements et chaussures depuis plus de 15 ans.

« On voit de plus en plus d'outlets au Québec, car les détaillants ont de la difficulté à écouler leurs produits. Parfois, ils vont même vendre leurs stocks restants à des tierces parties qui organisent de grandes ventes d'entrepôt réunissant différentes marques. »

Et ce qui n'est pas vendu ? En général, les entreprises vont les donner à des organismes de charité. C'est le cas du Château : en janvier 2016, l'entreprise nous a affirmé avoir donné pour environ 280 000 $ de vêtements à des organismes comme Le Chaînon, La Maison Bleue, Mission Old Brewery, etc. Une initiative que répète l'entreprise tous les trois ans environ.

Antoine* a travaillé pour plusieurs grandes entreprises du secteur depuis 20 ans. S'il se souvient d'avoir vu quelques fois, à ses débuts, des entreprises jeter quelques vêtements, il dit n'avoir jamais été témoin de destruction massive. « Les entreprises vont plutôt chercher des solutions pour écouler le stock, en créant des centres de liquidation éphémères. En fin de parcours, ce sont souvent les employés qui trouvent des organismes à qui les donner. »

« J'ai été très étonné en voyant certains reportages, renchérit M. Rocchi. C'est une pratique très old school, qu'on voyait il y a 20 ans, mais qui a été rejetée depuis au moins 10 ans par les détaillants, qui reconnaissent de plus en plus leurs obligations éthiques, sans compter qu'il n'y a aucun bénéfice financier à jeter des vêtements. D'ailleurs, avec l'arrivée des milléniaux sur le marché du travail, les concepts de récupération et de réutilisation sont de plus en plus mis de l'avant. »

Inutilisables, vraiment ?

La zone grise semble davantage se situer du côté des pièces endommagées : échantillons qui ne passent pas le contrôle de qualité, retours en magasin, vêtements abîmés ou détériorés pour diverses raisons... Si certaines entreprises font parfois l'effort de réparer ce qui peut l'être, pour ensuite donner le tout, bien souvent, on passe un coup de ciseaux dans ces articles jugés inutilisables, qui se retrouvent à la poubelle.

« J'ai vu des compagnies qui sortaient ces pièces du système et les donnaient aux employés, par exemple. Mais une autre compagnie de luxe pour laquelle j'ai travaillé détruisait tout pour ne pas nuire à son image. Parfois, c'est seulement un bouton qui manque, une couture endommagée », raconte Fanny.

Même si la plupart des acteurs interrogés ont souligné que ce volume était somme toute minime, Stéphane Guérard, directeur général de Certex, un centre de revalorisation textile, croit qu'on peut vraiment faire mieux dans l'industrie.

« Malheureusement, oui, ça arrive que des entreprises jettent des vêtements. Nous avons mis en place un programme, ValorisAction, pour encourager les entreprises à nous envoyer leurs fins de séries, retours, pièces endommagées. Mais c'est difficile. On rencontre beaucoup de résistance, il y a un déni du problème. »

C'est ce que fait Dynamite, entre autres, avec ses pièces « non vendables », qui représentent environ le tiers des articles invendus, estime Sylvain Duval, chef de l'exploitation pour Groupe Dynamite. « Notre politique, c'est que si la qualité ne passe pas nos normes, on recycle les vêtements. Au Canada, nous faisons affaire avec debrand, une entreprise qui recycle les textiles pour en refaire du fil, du rembourrage de meubles ou de l'isolation. »

Une gestion complexe

Malgré les bonnes intentions, il n'est pas toujours évident de trouver des partenaires fiables et capables de gérer ces stocks quand même importants, souligne M. Duval. « Le défi, c'est toujours ça : trouver un partenaire qui a la même intention que nous. Si on accepte de donner des vêtements qui ne rencontrent pas nos exigences de qualité pour qu'ils soient recyclés, mais que la personne les vend sur le marché secondaire, on a un problème. »

Groupe Dynamite a d'ailleurs fait l'objet d'un reportage de J.E. en 2016, après qu'un journaliste eut trouvé plusieurs sacs poubelles remplis de vêtements lacérés. « Nous avions un partenaire qui, du jour au lendemain, a annoncé qu'il ne pouvait plus prendre notre stock. Nous avons manqué d'espace d'entreposage et détruit des vêtements, un très petit pourcentage pour une courte période de temps. Évidemment, c'est choquant pour les gens, mais il faut réaliser à quel point nous avons eu de la difficulté à trouver un partenaire fiable, car beaucoup de personnes s'improvisent », plaide M. Duval. Aujourd'hui, l'entreprise fait affaire au Canada avec Children's Aid Foundation.

Chez Mmode, la grappe métropolitaine de la mode, le sujet est sur l'écran radar, assure la présidente Debbie Zakaib. « Ce qu'on aimerait faire, c'est lancer un chantier sur ce sujet en 2018 qui permettrait à nos membres de mieux connaître les différentes options qui s'offrent à eux, que ce soit pour les balances de tissus ou les vêtements endommagés ou non vendus. » Construire un répertoire, mettre les acteurs de l'industrie en contact avec de bons partenaires fiables, partager de bonnes pratiques, voilà autant de pistes de solution qui pourraient être mises sur la table.

*Comme Fanny et Antoine (noms fictifs) travaillent dans l'industrie et ne peuvent pas parler aux médias selon les politiques de leurs entreprises respectives, nous avons accepté de conserver leur anonymat.

Quand le zéro déchet est plus qu'un objectif

Et si on agissait en amont plutôt qu'en aval ? C'est la mission que s'est donnée l'entreprise québécoise Kamik, spécialisée dans les bottes de pluie et d'hiver. Voici, en vrac, quelques initiatives et innovations signées Kamik.

Bottes recyclables

Plutôt que d'utiliser du caoutchouc naturel, Kamik utilise depuis les années 80 le thermoplastique, qui contrairement au premier, a l'avantage d'être recyclable. L'usine reçoit la matière première sous forme de petites granules, qui sont ensuite fondues dans une machine, puis injectées dans un moule et refroidies. Toutes les bottes fabriquées en Amérique du Nord sont ainsi 100 % recyclables - il suffit de les envoyer dans un granulateur (l'entreprise en possède un dans son usine montréalaise, mais fait surtout affaire avec des entreprises locales en raison du volume) pour les transformer à nouveau en petites granules. D'ailleurs, Kamik a débuté un programme de recyclage chez les détaillants, où on peut aller déposer des bottes de l'entreprise en fin de vie, qui seront recyclées. « Le développement durable, le recyclage, c'est dans notre ADN. Notre objectif, c'est que toutes nos usines soient zéro déchet », explique Joe Bichai, vice-président fabrication pour l'entreprise.

73%

Pourcentage de la production de Kamik qui est réalisée en Amérique du Nord.

En 2016, Kamik a recyclé assez de caoutchouc pour fabriquer 175 000 bottes noires.

Usine de feutre zéro déchet

Kamik possède trois usines, dans l'arrondissement de Saint-Laurent, au New Hampshire et en Ontario. Cette dernière, dédiée à la fabrication et découpe des feutres pour ses bottes, est, depuis quelques mois, officiellement zéro déchet. Le feutre arrive à l'usine sous forme de longues fibres composées de polyester recyclé, qui vient majoritairement de bouteilles d'eau. Une machine automatisée fabrique à partir de ces fibres de grands rouleaux de feutres, dont les rebords sont coupés par deux grands couteaux. Rebords qui sont remis immédiatement dans la machine. Restait à s'occuper des retailles de feutres après la découpe des semelles et doublures. « Le défi, c'était de réussir à en refaire des fibres assez longues pour pouvoir les réutiliser », explique M. Bichai. C'est après avoir découvert, en Europe, un prototype de machine qui défibrait des morceaux de jeans que Kamik a développé, avec une entreprise anglaise, une machine qui permet de transformer ces retailles en fibres de feutre. « On ne jette plus rien », assure M. Bichai.

100 000 livres

Total de feutres perforés à l'aiguille recyclées par année donnant 150 000 nouveaux feutres.

Innovation pour le néoprène

En 2015, Kamik a développé un nouveau processus afin d'arriver à séparer la tige en néoprène de la claque en caoutchouc des bottes de sa collection Éléments. Une façon de pouvoir récupérer 100 % des rejets de bottes dans le processus de fabrication, au lieu de simplement les envoyer au dépotoir. Les bottes défectueuses sont placées dans un four à quartz spécialement conçu pour l'entreprise, qui permet ensuite d'arracher le caoutchouc, sans faire brûler le néoprène. Un processus ingénieux qui a demandé à l'entreprise plusieurs mois de recherche et développement.

Eau recyclée en circuit fermé

L'eau est très importante pour arriver à fabriquer des bottes avec un système à injection, puisqu'il faut injecter de l'eau très froide dans les moules, afin de refroidir le thermoplastique fondu qui y est envoyé à une température de 175 °C. Un cycle qui dure environ 30 secondes et qui se répète des centaines de fois par jour. « Pour cela, nous avons besoin de beaucoup d'eau, mais pourtant, nous ne consommons pas plus d'eau qu'une maison unifamiliale », affirme M. Bichai. Grâce à un système en boucle fermée, l'eau est ainsi recyclée, refroidie et réinjectée dans les machines.

90%

Pourcentage de l'eau utilisée par Kamik qui est recyclée, soit 15 piscines olympiques d'eau sauvées chaque année.




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