Alors que la communauté scientifique ne s'était pas encore intéressée au phénomène, des gens frappaient déjà aux portes des centres de réadaptation en dépendance pour traiter un problème lié à l'internet.

Pascale Breton LA PRESSE

Sylvie R. Gagnon, chercheuse clinicienne au Centre de réadaptation en dépendance de Lanaudière, a mené une étude auprès de ces personnes. Au total, 57 participants ont été interrogés entre 2010 et 2012. L'étude est en cours de rédaction et devrait être publiée en 2014.

Cette étude a permis de dresser un profil des gens qui ont consulté. Pour plusieurs, la cyberdépendance permet de fuir leur vie. « On constate dans notre profil que ce sont des gens qui ont des difficultés de communication, de sociabilisation. On a vu aussi des troubles de dépression, d'anxiété et des troubles associés. »

Un travail de réadaptation est à faire pour que les personnes retrouvent des heures normales de sommeil, un horaire de vie avec des repas à heures fixes et de bonnes habitudes.

« Ils ont souvent un super potentiel, mais ils n'embarquent pas dans la routine de notre société. C'est un peu comme s'ils regardaient passer le train », explique Mme Gagnon.

Une nouvelle étude est en cours, cette fois avec les adolescents de 14 à 17 ans qui demandent de l'aide.

Étude auprès de 57 adultes qui ont été suivis dans les centres de réadaptation en dépendance.