Elle a quitté la politique active il y a quatre ans et, pourtant, l'ancienne ministre des Finances du Québec sous le gouvernement Charest est toujours présente dans le débat public. Il faut dire que Monique Jérôme-Forget n'a pas chômé depuis son départ de la politique.

Nathalie Collard LA PRESSE

En octobre dernier, elle a publié Les femmes au secours de l'économie, un livre important qui secoue l'establishment en insistant sur un message: la société a besoin de l'expertise des femmes et les entreprises doivent leur faire une place de choix en les encourageant à accéder aux postes de haute direction et en cessant de les faire sentir coupables lorsqu'elles songent à avoir des enfants.

Depuis la parution de cet essai qui a trouvé un écho important dans la société québécoise, Mme Jérôme-Forget a pris son bâton de pèlerin et prononce des conférences devant des assemblées de femmes, et d'hommes, soucieux de voir évoluer l'attitude de la société québécoise à l'endroit des femmes.

L'ancienne présidente du Conseil du Trésor, à qui on impute le règlement du dossier de l'équité salariale, joue également un rôle important de mentor auprès de plusieurs jeunes femmes qui souhaitent faire progresser leur carrière. Au-delà des lignes partisanes - elle a salué l'élection de Pauline Marois, première femme à diriger les destinées du Québec -, elle a su créer des alliances qui lui valent le respect de tous aujourd'hui.