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Faire l'amour un peu, beaucoup... plus que les voisins!

Selon le professeur de marketing Gad Saad, de... (Photo Digital/Thinkstock)

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Selon le professeur de marketing Gad Saad, de l'Université Concordia, la théorie du «voisin gonflable» s'appliquerait aussi aux rapports sexuels.

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Le secret d'une vie sexuelle heureuse ne dépendrait pas seulement de ce qui se passe sous la couette. Pour être au septième ciel, la fréquence des relations sexuelles importe... mais le fait de savoir que l'on fait davantage l'amour que ses voisins mènerait à un bonheur encore plus grand.

La théorie du «voisin gonflable», qui veut que nous ne supportions pas que les gens autour soient plus gâtés que nous, nous poursuit donc jusque dans notre plus grande intimité. C'est du moins ce qu'affirme Gad Saad, professeur au département de marketing de l'Université Concordia, dans l'un des articles les plus lus ces jours-ci sur le populaire site de la revue Psychology Today.

«Nous nous comparons constamment aux autres, expose-t-il. Ce qui détermine si nous sommes heureux ou pas, ce n'est pas nécessairement ce que nous avons, mais ce que nos possédons en comparaison aux autres.»

Le professeur a aussi consacré plusieurs ouvrages à démontrer comment la théorie évolutionniste influence nos comportements. Ce besoin primaire de se situer au-dessus des autres s'applique aussi à la façon dont nous percevons le sexe, croit-il.

«Évidemment, je veux beaucoup de sexe, mais je serais encore plus heureux si les gens autour de moi en avaient moins que moi.

»

Gad Saad
au sujet de notre relation au sexe

En gros, le creux de vague sexuel que traversent des proches du même âge que nous pourrait, étrangement, nous rendre plus heureux.

Pour illustrer son propos, il reprend en riant une phrase célèbre de François de La Rochefoucauld: «Dans l'adversité de nos meilleurs amis, nous trouvons toujours quelque chose qui ne nous déplaît pas.»

La jalousie, l'envie... voilà de bien vilains défauts. «Malheureusement, ça fait partie de nous, poursuit le professeur. Certains accordent plus d'importance à leur statut que d'autres - peut-être que mère Teresa n'était pas comme ça! -, mais ça fait partie de la condition humaine de toujours évaluer où nous nous situons par rapport aux autres.»

Une étude publiée récemment par Tim Wadsworth, professeur de sociologie à l'Université du Colorado, expose essentiellement cette tendance.

La fréquence des relations sexuelles est donc la première condition du bonheur au lit, suivie de près par les «performances» du groupe social auquel on appartient. Avec une limite, selon les individus, à cette quantité. Arrive un moment, donc, où un nombre accru de relations sexuelles n'a plus d'impact sur le bonheur, souligne tout de même Gad Saad.

Le sexe, encore le sexe

Gad Saad l'annonce d'emblée, il a écrit des dizaines d'articles sur les valeurs de l'Occident et autres sujets d'importance, mais jamais il n'attire autant l'attention que lorsqu'il écrit sur la sexualité.

«Pourquoi cela nous intéresse-t-il tant ? Parce que, en tant qu'êtres humains, nous avons deux buts ultimes: survivre et nous reproduire. Nous sommes une espèce reproductive... alors nous aimons le sexe!»




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