Les plus grands consommateurs de malbouffe s'exposent à des doses très élevées de phtalates, un produit chimique potentiellement toxique qui pourrait interférer avec le système reproducteur, prévient une étude de l'Université George Washington.

Publié le 14 avr. 2016
LA PRESSE

Les phtalates entrent notamment dans la fabrication des produits d'emballage. Des études ont laissé entendre qu'ils peuvent ensuite contaminer les aliments.

La chercheure Ami Zota et ses collègues ont étudié des données recueillies auprès de 8877 sujets qui avaient répondu à un questionnaire détaillé concernant leur alimentation. Ces participants avaient aussi fourni un échantillon d'urine.

Les sujets qui consommaient le plus de malbouffe présentaient dans leur urine 24% de plus d'un produit associé à la métabolisation du phtalate DHEP et près de 40% de plus d'un produit associé au phtalate DiNP, comparativement aux participants qui n'avaient pas du tout consommé de malbouffe depuis 24 heures.

La viande et les céréales semblaient être les principales sources d'exposition aux phtalates. Une plus forte exposition à un autre produit chimique, le bisphénol A, a aussi été associée à la consommation de viande dans des établissements de restauration rapide.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le journal scientifique Environmental Health Perspectives.